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Confusion entourant le masque et la distanciation physique dans les écoles

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Photo d'archives, Simon Clark

Malgré la volonté de Québec d’émettre des directives claires pour la rentrée scolaire, la confusion règne toujours entourant certaines mesures sanitaires. Des directions d’école et de centres de services scolaires ont compris que la distanciation physique entre les élèves ne sera plus obligatoire lorsque les élèves portent le couvre-visage, ce qui n’est toutefois pas le cas. 

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«Lorsque les élèves circulent avec un couvre-visage, la distanciation sociale ne tient plus», a affirmé mardi au Journal Marie-Dominique Taillon, directrice générale du centre de services scolaire Marie-Victorin. 

C’est ce qu’elle a compris à la lecture des documents transmis par le ministère de l’Éducation lundi, tout en ajoutant que ce changement facilite l’organisation logistique dans les écoles. 

Le président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, Carl Ouellet, a aussi compris les consignes sanitaires de la même façon. 

«Moi j’ai compris que quand tu as ton masque, tu peux circuler sans être à un mètre» des autres élèves, affirme-t-il. 

Or le ministère de l’Éducation a précisé hier en fin de journée au Journal que le port du masque s’ajoute à la distance d’un mètre qui doit être maintenue entre les élèves qui ne sont pas dans la même classe. 

Un adolescent qui porte un couvre-visage ne peut donc pas passer l’heure du dîner à jaser avec ses amis à moins d’un mètre de distance s’ils ne sont pas dans le même groupe que lui.   

C’est aussi ce qui a été compris à la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement. «S’il y a des gens qui se posent des questions, c’est parce que ça n’a pas été clair pour tout le monde», laisse tomber son président, Nicolas Prévost.  

Au ministère, la porte-parole Esther Chouinard indique que des interventions seront faites auprès du réseau scolaire afin de s’assurer que cette mesure soit bien comprise. 

Dans des écoles secondaires, on se demande maintenant comment on va réussir à maintenir cette distance d’un mètre entre les ados à l’extérieur de la classe, même en augmentant le nombre de surveillants. 

«L’enjeu majeur, il est là, lance Éric Pouliot, directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy, située sur la Rive-Sud de Québec. L’élève qui veut voir sa blonde ou son chum pendant la pause ou l’heure du midi, ça sera très très difficilement contrôlable. Ça demeure une préoccupation.»