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Il continue d'invectiver sa victime au moment de recevoir sa sentence

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

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Photo Jonathan Tremblay

Même au moment de recevoir une sentence de 4 ans pour des agressions sexuelles sur une mineure, un quinquagénaire de St-Chrysostome continuait d'invectiver sa victime, mardi, forçant le juge à interrompre la séance à deux reprises.

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Robin Wilcox, 57 ans, n’en était pas à ses premières frasques au palais de justice de Sallaberry-de-Valleyfield, lui qui avait déjà brandi une photo de son organe génital pour tenter de se disculper lors des représentations sur sentence, à la fin juin.

Au moment du prononcé de la sentence, mardi matin, le magistrat a dû encore une fois intervenir en éteignant deux fois le microphone de l’homme qui se représentait seul.

Celui-ci tenait des propos dégradants envers sa victime présente dans la salle, tout en continuant de nier les gestes qui lui ont valu un verdict de culpabilité, en avril 2019.

«Ce n’est pas étonnant, il a toujours fait ça. Mais moi, j’ai toujours cru ma fille, a pesté hier la mère de la victime, qu’on ne peut pas nommer en raison d’une ordonnance de la Cour. Voir un homme comme lui qui dénigre tout, c’est dégueulasse.»

Le quinquagénaire avait été reconnu coupable d’incitations, d’attouchements, d’agressions sexuelles sur sa jeune fille qui était âgée de huit ans au début des agressions, qui ont été commises en majeure partie entre 2008 et 2011.

Chez lui, Wilcox s’adonnait entre autres à des jeux dénudés et d’attouchements avec sa victime. Il avait aussi tenté d’avoir des relations complètes avec la jeune fille à quelques reprises. Il l’implorait alors de ne pas en parler à son entourage. Ces gestes lui auront finalement valu une sentence de quatre ans d’emprisonnement, hier.

«Tant qu’à moi, quatre ans, ce n’est pas assez!», a poursuivi celle qui était auparavant une amie de Wilcox. Épuisée par le long processus judiciaire, tout comme sa fille, la mère qui en fait encore des cauchemars espère désormais que cette cause puisse motiver d’autres personnes à dénoncer cet homme, s’il a fait d’autres victimes.

D’ailleurs, celui-ci est présentement en attente de sa sentence dans un autre dossier de contacts sexuels, sur un autre mineur.

Pour sa part, la procureure de la Couronne Mylène Brown se disait satisfaite de la peine rendue, elle qui avait suggéré cinq ans d’incarcération lors de l’audience précédente.

«Il s’agit d’une belle sentence qui représente le crime commis et le niveau d’introspection dont a fait preuve l’accusé durant le procès, c’est-à-dire zéro», a-t-elle fait valoir.