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Le quotidien sera chamboulé à la rentrée

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Photo Jean-François Desgagnés

Le quotidien sera chamboulé lors du retour en classe, mais ce sont probablement dans les écoles secondaires où les changements seront les plus grands.

Les changements et adaptations imposés par les mesures sanitaires varieront d’une école à l’autre, selon leur réalité. Mais déjà, les directions d’école ont une bonne idée des changements qui devront être mis en place à la rentrée, puisqu’ils y travaillent depuis la mi-juin. 

Les élèves devront bien sûr se laver les mains dès qu’ils mettront le pied à l’école, munis de leur couvre-visage. À l’école Georges-Vanier, à Laval, les jeunes seront d’ailleurs accueillis par des membres du personnel, bouteille de désinfectant en main.

Pas de casier

Dans cette école secondaire, les élèves se dirigeront ensuite directement dans leur classe, puisqu’ils n’auront pas accès à leur casier, du moins pour amorcer l’année. Ils devront y passer toute la journée, avec les mêmes élèves, plutôt que de circuler d’une classe à l’autre comme à l’habitude.

La même matière sera enseignée pendant tout l’avant-midi et le même scénario se répétera l’après-midi, ce qui permettra d’alléger le sac à dos des élèves, explique le directeur Jean Godin.

D’autres écoles ont toutefois décidé de conserver l’accès aux casiers, qu’il faudra toutefois réorganiser. À l’école secondaire Pointe-Lévy par exemple, un élève devra obligatoirement partager son casier avec un autre élève de la même classe.

Les cours d’arts, d’éducation physique, de musique et de sciences se donneront comme à l’habitude, ont indiqué les directeurs d’école avec qui Le Journal s’est entretenu. Les élèves pourront se déplacer dans le gymnase ou le laboratoire de sciences, mais le matériel utilisé par les élèves devra être désinfecté entre chaque groupe.  

À la cafétéria

L’heure du dîner sera aussi réorganisée. Des tables et des chaises seront retirées ou encore marquées d’un X afin de s’assurer que les élèves gardent un mètre de distance entre eux. Deux ou même trois périodes de dîner sont prévues, selon les écoles. À Pointe-Lévy, des locaux supplémentaires seront aussi ouverts pendant l’heure du dîner. 

La surveillance des élèves reste toutefois un enjeu. Au centre de services scolaire Marie-Victorin, qui dessert la Rive-Sud de Montréal, on songe sérieusement à augmenter le nombre de surveillants dans les écoles secondaires, indique sa directrice générale, Marie-Dominique Taillon.

Dans plusieurs écoles et centres de services, la priorité est d’accueillir les élèves de quatrième et cinquième secondaire à temps plein en classe, plutôt que dans une formule hybride. Pour y arriver, il faudra toutefois réduire l’offre de choix de cours dans plusieurs écoles puisque les groupes fermés limitent les possibilités, indique Mme Taillon.