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L'usage de l'anglais au travail, la norme à Montréal

Agence QMI

Exiger la maîtrise de l’anglais à l’embauche semble être devenue la norme à Montréal, mais c’est beaucoup moins le cas dans le reste du Québec, selon le plus récent bilan de l’Office québécois de la langue française (OQLF).

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Près de 63 % des entreprises dans la métropole ont exigé à la dernière personne embauchée un certain niveau d’anglais. Environ le tiers d’entre elles souhaitaient trouver quelqu’un à l’aise dans cette langue non seulement pour être capables de s’entretenir avec les clients, mais aussi pour assurer les communications internes au sein de la compagnie.

Ailleurs au Québec, cette sensibilité est beaucoup moins présente chez les employeurs au moment de recruter. Quand on s’intéresse à l’ensemble du Québec, l’anglais n’était un critère que pour moins de 40 % des offres d’emploi pourvues au courant de 2018.

Du côté des employés municipaux, la différence est aussi énorme entre la région de Montréal et le reste du Québec.

À l’échelle québécoise, moins d’une administration municipale sur quatre a exigé la connaissance de l’anglais pour son dernier employé entré en poste.

Sur l’île de Montréal, 50 % des municipalités et des arrondissements cherchaient explicitement quelqu’un qui maîtrisait la langue de Shakespeare lors de leur dernière recherche d’employé.