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Un robot «anti-COVID» bientôt disponible au Québec

Jérémy Bernier | Journal de Québec

Un robot automatisé pourra désormais nettoyer les espaces commerciaux et les centres hospitaliers du Québec et empêcher, notamment, la prolifération du virus de la COVID-19. 

C’est l’entreprise de nettoyage d’après sinistre Groupe Qualinet, ayant ajouté une division de décontamination à ses expertises durant la crise sanitaire, qui présentera l’engin mardi.

«C’est une technologie assez incroyable. Grâce à une combinaison de rayons ultraviolets et à un système de filtration HEPA, le robot pourra éliminer jusqu’à 99,99% des bactéries, champignons et virus», explique le directeur des opérations de l’entreprise, Roger Vigneault, dans une entrevue téléphonique avec Le Journal. 

Deux compagnies ont déjà signifié leur intérêt et ont signé un contrat pour recevoir la visite du robot sur une courte période dès la semaine prochaine. Pour l’instant, seulement un exemplaire de la machine d’une valeur de 100 000$ est disponible, mais il s’agit «du premier d’une série d’autres», précise M. Vigneault. 

Explosion de la demande

Par ailleurs, on assure que cette nouvelle technologie ne remplacera pas le nettoyage manuel, mais qu’il s’agit davantage d’un travail complémentaire. Une aide qui sera la bienvenue puisque les appels pour décontamination ont explosé depuis le début de la pandémie, et l’entreprise a de la difficulté à répondre à la demande. 

«Depuis le mois de mars, à la grandeur du Québec, on a triplé notre chiffre d’affaires. À un tel point, qu’on a dû embaucher près de 1000 personnes et qu’on a ouvert trois nouvelles franchises», affirme le directeur des opérations de l’entreprise. 

capture d'écran youtube

Au début de la crise, Qualinet a ajouté la division de décontamination à son offre de services pour assurer sa survie et pour répondre à une demande croissante. En ce moment, environ 60% des effectifs de l’organisation s’affairent uniquement à la désinfection des espaces commerciaux et des milieux hospitaliers. 

Pas le cas partout

Toutefois, cette situation nouvelle qu’est la pandémie de COVID-19 ne fait pas le bonheur de toutes les entreprises en nettoyage d’après sinistre. Chez Steamatic Canada, on explique avoir vu son chiffre d’affaires chuter de 50%, au pire de la crise. 

«Le fait que les gens étaient à la maison, présent de façon journalière, a eu pour effet de diminuer grandement le taux de sinistralité, alors que c’est notre pain et notre beurre. Alors ça a été très difficile», soutient la présidente de l’entreprise, Nancy Raymond. 

Bien que l’organisation se soit tournée vers le nettoyage préventif, celle-ci croit qu’il n’y a pas encore suffisamment d’informations connues sur le nouveau coronavirus pour garantir une désinfection adéquate. 

«Chez Steamatic, on prétend que c’est faux de dire qu’on peut anéantir le virus à 100% [...], aucune entreprise ne peut garantir ça. Il y a trop d’impondérables et d’inconnus à ce sujet pour le moment», soutient Mme Raymond.