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Pascal Gagnon s’est beaucoup déplacé le soir du meurtre d’Érick Lavoie

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

En cette troisième journée au procès de Pascal Gagnon, qui a reconnu avoir tué son ex-partenaire d’affaires en décembre 2017, on en a appris un peu plus mercredi sur les déplacements du tueur le soir du meurtre. La Couronne doit prouver que le meurtre d'Érick Lavoie était prémédité.

L'enquêteur Cédric Ménard s'est présenté à la barre en matinée, au palais de justice de Sherbrooke, pour répondre aux questions des procureurs.

Il a expliqué que grâce aux achats effectués par l'accusé avec sa carte bancaire et des communications relayées par les tours cellulaires à proximité, les policiers ont pu dresser un aperçu de la soirée de Pascal Gagnon. Il a notamment acheté au moins sept canettes de bière dans des dépanneurs de Sherbrooke et de Saint-François-Xavier-de-Brompton, avant de passer dans le secteur de Saint-Alphonse-de-Granby et de revenir à Sherbrooke pour exécuter Érick Lavoie.

L'accusé ne s'est cependant jamais rendu chez sa tante ni dans un restaurant McDonald’s de Saint-Paul-d'Abbotsford, comme il l'avait dit aux policiers lors de son interrogatoire.

«Ce que je peux dire là-dessus, c'est que ça démontre que mon client ne s'est pas rendu directement au domicile de la victime, mais il s'est plutôt promené durant toute la soirée», a commenté l'avocat de Pascal Gagnon, Me Marc-André Champagne.

Les enquêteurs ont aussi trouvé dans l'ordinateur de Pascal Gagnon un fichier illustrant une cible avec le visage de la victime au centre. Ce fichier date de mai 2016. Dans le téléphone de la conjointe de Gagnon, une image miniature de cette cible et criblée de balles a également été déposée en preuve mercredi.

Rappelons que Pascal Gagnon a confessé son meurtre, mais se défend d'avoir planifié son geste. S'il est reconnu coupable de meurtre au premier degré, il ne sera pas admissible à une libération conditionnelle avant 25 ans. S'il réussit à semer un doute raisonnable dans la tête du juge, il sera alors reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et donc admissible à une libération conditionnelle dans 10 ans.