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Racisme et discrimination: un sondage encourage l’APNQL à compter sur le peuple québécois

Agence QMI

Un sondage encourage l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) à développer son propre plan d’action contre la discrimination et le racisme, en s’appuyant sur des passerelles de dialogue avec la population québécoise pour mettre en place des solutions concrètes.

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Le sondage, réalisé par la firme Léger entre le 17 et le 23 juillet, confirme notamment les progrès réalisés au cours des dernières années quant à l’opinion positive des Québécois sur les Premières Nations.

Ainsi, 92 % des Québécois non autochtones pensent que les Premières Nations font l’objet de racisme ou de discrimination au Québec.

Le coup de sonde révèle que la majorité des Québécois soutient les positions des Premières Nations qui s’affairent à élaborer un plan de lutte contre le racisme. Celui-ci sera rendu public d’ici la fin septembre.

«L’opinion des Québécois a grandement évolué et le sondage confirme qu’ils sont beaucoup plus sensibles au racisme vécu par les Premières Nations que leurs représentants politiques», a indiqué par communiqué le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, mercredi.

«C’est ce à quoi nous allons nous attaquer dès maintenant en invitant la population québécoise à mener un véritable combat contre le racisme vécu par nos populations», a-t-il précisé.

Les Premières Nations justifient cette initiative par le manque de confiance dans le groupe d’action contre le racisme mis en place par Québec.

Composé uniquement de membres du parti au pouvoir, ce comité a «peu de crédibilité», aux yeux des leaders des Premières Nations.

«La création d’un nouveau comité et d’une énième consultation est d’ailleurs une preuve en soi du manque de volonté du gouvernement québécois d’agir», a soutenu l’APNQL, qui semble échaudée par les expériences passées qui ont abouti à des résultats peu concluants, citant l’exemple de la Commission Viens dont le rapport a été rendu public en septembre 2019.

«L’APNQL croit qu’il sera impossible pour le gouvernement du premier ministre Legault de fermer les yeux à notre initiative», a estimé le chef Picard.

«Il doit s’engager à corriger les situations de racisme et de discrimination systémiques et structurelles, dont il est souvent lui-même la source, et qui demeurent des obstacles importants à la justice sociale à laquelle toutes et tous ont droit», a-t-il ajouté.