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Tourisme Côte-Nord sous pression

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Les entreprises touristiques de la Minganie sont sous pression. La pénurie de main-d'œuvre s'ajoute à l'achalandage record enregistré cette année.

Plusieurs commerçants y voient toutefois une occasion en or à saisir.

«C'est certain que ça déborde, on se ramasse avec des files d'attente qu'on n’est pas habitués de voir», a fait observer mercredi Théoarris Ganas, propriétaire du restaurant Chez Julie à Havre-Saint-Pierre.

«La restauration à Montréal et Québec, c'est catastrophique cette année, a-t-il ajouté. Nous, on se considère chanceux.»

Les croisiéristes peinent à répondre à la demande.

«Il y en a beaucoup qui restent à terre, qui aimeraient venir, mais qui n'ont malheureusement pas de place. Il y en a beaucoup qui viennent et qui nous disent: "ça fait trois-quatre jours qu'on attendait pour embarquer". C'est des affaires qui n'arrivaient pas avant», a relaté Olivier Petitpas, capitaine des Excursions Famille Loiselle de Longue-Pointe-de-Mingan.

Emmanuelle Vibert, propriétaire des Croisières Familles Vibert, abonde dans le même sens. «Les voyages sont pleins du matin au soir et c'est réservé une semaine à l'avance. C'est exceptionnel», a-t-elle indiqué à TVA Nouvelles.

Toutefois, la pénurie de main-d'œuvre épuise le personnel, remarque la propriétaire du Motel du Havre à Havre-Saint-Pierre, Juana Esther Montero. «Il manque beaucoup de main-d'œuvre et c'est difficile. Je travaille de 5 h à 19 h 40. Ça, c'est sept jours sur sept.»

Camille Boudreau, propriétaire du Dépanneur Voisin à Havre-Saint-Pierre, aurait préféré une saison touristique plus tranquille.

«On n’est pas capables de fournir, on manque de glace, de beaucoup de produits. C'est bon économiquement, mais pour la renommée de la région, je ne suis pas sûr que ça va être bon.»

Les touristes rencontrés en Minganie s'accommodent plutôt bien de ces inconvénients.