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Des gens sont morts des «fake news» sur la COVID-19, constate une étude

TVA Nouvelles et AFP

Séance d'entraînement de personnel soignant au Texas, pour répondre aux besoins reliés à la propagation de la COVID-19 (août 2020)

AFP

Séance d'entraînement de personnel soignant au Texas, pour répondre aux besoins reliés à la propagation de la COVID-19 (août 2020)

Au moins 800 personnes sont décédées à cause de la désinformation reliée à la COVID-19 à travers le monde au cours des trois premiers mois de 2020, selon ce que rapporte une étude de l’American Journal of Tropical Medicine and Hygiene (AJTMH).

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La trouvaille de cette publication scientifique du 10 août dernier, relayée par la BBC au Royaume-Uni, dénombre 5800 hospitalisations résultant de fausse information diffusée sur les médias sociaux.

Des 800 décès avancés, plusieurs sont survenus à la suite de l’ingestion de méthanol sous forme liquide ou de produits nettoyants à base d’alcool. Des victimes croyaient ainsi consommer un remède contre le nouveau coronavirus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de nombreuses fois prévenu la population mondiale des dangers de la désinformation sur la pandémie, transmise par les théories de conspiration, les rumeurs et la stigmatisation culturelle.

Parmi les autres causes des hospitalisations recensées par l’AJTMH, on retrouve la consommation d’ail ou de vitamines en grande quantité, ou encore l’ingestion d’urine de vache.

L’étude montre du doigt les réseaux sociaux, mais aussi les gouvernements pour le partage des fausses informations.

Faux remèdes de tout acabit   

Le président américain Donald Trump vantait en mars le recours à la chloroquine, un antipaludéen, comme possible traitement pour le coronavirus. Or, ce traitement s’est avéré inefficace, voire dangereux pour la santé. 

Le même mois, un homme est décédé après avoir ingéré du phosphate de chloroquine. Cet habitant de l’Arizona avait entendu Trump en parler comme pouvant être « un don du ciel», ingurgitant une dose trop importante d'un produit d’entretien d’aquarium qui lui a été fatale.   

Ayant déjà circulé comme recommandations sur les réseaux sociaux, des «doses» de cendres volcaniques, de lumière venant de lampes à rayons UV ou d’eau de javel sont autant de fausses solutions qui peuvent se révéler nocives pour l’organisme, ont déjà mis en garde les autorités sanitaires.   

Certaines publications ont déjà conseillé de boire une solution d’argent colloïdal (contenant de l’argent sous forme de nanoparticules) pour «tuer le coronavirus». Prendre de la cocaïne a déjà fait partie des mauvais conseils qui ont été relayés. 

Le meilleur espoir dans le combat contre la propagation de la COVID-19 demeure à ce jour la recherche d’un vaccin. 

Aucun vaccin expérimental n’a prouvé son efficacité contre le nouveau coronavirus dans des essais cliniques aboutis, mais au moins 5,7 milliards de doses ont déjà été pré-achetées dans le monde.

Cinq vaccins (trois occidentaux et deux chinois) sont en phase 3 de tests auprès de milliers de personnes, et la Russie a affirmé mardi à la surprise générale que son candidat baptisé «Spoutnik V» serait administré dès septembre au personnel médical, avant la conclusion des essais cliniques.