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Des lampadaires brisés limitent les joueurs de pétanque

Guillaume Cyr | Agence QMI

GEN-PETANQUE-MONTREAL

Guillaume Cyr 24 h

Des pétanqueurs du parc La Fontaine se plaignent de devoir jouer dans le noir lorsque le soleil se couche puisque trois lampadaires sont brisés depuis le printemps et que la Ville ne remédie pas à la situation.

«Le soir, lorsque la lumière naturelle tombe finalement, le cochonnet, on ne le voit pas, et les boules non plus», se plaint André Dupont.

Celui-ci fait partie du club des «Pétanqueurs du Plateau», qui comprend quelque 300 joueurs. Nombre d'entre eux se réunissent presque tous les soirs pour pratiquer leur sport, qui demande beaucoup de concentration, soulignent-ils.

Le président du club, Franck Fromont, dit avoir informé à plusieurs reprises la Ville du désagrément.

«J’ai fait le 311 et interpellé des employés municipaux sur place, mais rien n’a été fait depuis le mois d’avril», a-t-il déploré.

La chargée des communications pour l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, Geneviève Allard, a confirmé que «l'équipe des parcs rencontre lundi le contremaître responsable de l'électricité à ce sujet.»

Problème de stationnement

M. Fromont est aussi déçu que le stationnement du parc La Fontaine soit maintenant interdit aux automobiles et uniquement destiné aux vélos. Cela pose des pépins aux visiteurs, surtout lors des tournois organisés par les Pétanqueurs du Plateau, auxquels participent des joueurs provenant de partout à travers le Québec.

«Les gens qui viennent de l’extérieur de l’île de Montréal ne savent plus nécessairement où se stationner, ou doivent aller dans les rues résidentielles», a-t-il illustré.

Des pros

Mercredi soir, lors du passage du «24 Heures», plus de 50 joueurs s'adonnaient à la pétanque au parc La Fontaine, dont de vrais pros.

Dominique Dalard était bien assis et regardait les autres jouer pour le plaisir. Rien ne laissait présager que l’homme ira pour une 11e fois au Championnat du monde de la pétanque avec son équipe, en juillet 2021, à Lausanne, en Suisse.

«Ça fait maintenant 55 ans que je viens au parc La Fontaine et que je pratique ce sport», a-t-il confié, bien humblement.

À ses côtés, sa conjointe, Charlotte Bernard, qui n’est pas non plus piquée des vers, ayant participé à trois championnats du monde. Elle a même fini à la deuxième place en 1994.

De son côté, Yassine Nouis pratiquait avec des amis, lui qui a participé au Championnat du monde de 2012.

«C’est un sport qui demande beaucoup de précision et de justesse», a-t-il fait savoir.