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[EN IMAGES] La destruction d'un hôpital de Beyrouth vue de l'intérieur

TVA Nouvelles et AFP

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettait en lumière mercredi la gravité des dommages encaissés par les hôpitaux de Beyrouth lors des explosions du 4 août; une vidéo de la destruction d’un de ces établissements, vue de l’intérieur, donne froid dans le dos.

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Des caméras de surveillance ont capté le moment où le plus vieil hôpital de la capitale libanaise, l’Hôpital Saint-Georges, situé à moins d’un kilomètre du port où avaient pour origine les déflagrations, est frappé de plein fouet. Ces images sont contenues dans la vidéo ci-dessus.

Trois hôpitaux de Beyrouth ont été détruits et 12 autres installations ont été lourdement endommagées.

Parmi les 171 victimes des explosions, causées par du nitrate d’ammonium stocké dans un entrepôt au port depuis 2013, quatre étaient des infirmières. Plus de 6500 blessés ont été recensés. D’autres membres du personnel soignant ont péri lors de leur service ou ont succombé à leurs blessures.

Plus de la moitié des 55 structures médicales de Beyrouth sont «hors service», dit l’OMS.

Les hôpitaux, déjà saturés, ont été submergés par l'afflux de blessés et plusieurs ont subi d'importants dégâts. 

Selon Iman Shankiti, représentante de l'OMS pour le Liban, les unités de soins intensifs et les lits épargnés sont occupés par les blessés graves. L'explosion combinée à la pandémie auront un «impact sur les capacités d'hospitalisation au Liban», notamment dans les services de réanimation, selon elle.

Mardi dernier,un record quotidien de contaminations au nouveau coronavirus a été enregistré au Liban: 309 cas et sept décès. Au total, 7121 cas, dont 87 décès, depuis février, selon un dernier bilan officiel.