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Inquiétude pour les victimes de violence conjugale

Sébastien Houle | TVA Nouvelles

La Maison de Connivence accueille les femmes et les enfants victimes de violence conjugale à Trois-Rivières. Ici, quand le gouvernement a prescrit le confinement, le téléphone s'est arrêté de sonner.

Sabrina Bernier, coordonnatrice à l'intervention à la ressource d'hébergement, a expliqué jeudi à TVA Nouvelles que les seuls appels que l'on recevait étaient ceux de proches des victimes, inquiets du sort de celles-ci.

L’isolement, le stress induit par les pertes d'emploi et de revenus ont exacerbé des situations déjà fragiles. Il n'est pas facile dans les circonstances d'aller chercher de l'aide. On a dû déployer différentes stratégies pour tenter de rejoindre les victimes.

À L'Accord Mauricie, une ressource qui vient en aide aux hommes qui font preuve de violence, on a aussi dû adapter les stratégies pour continuer d'intervenir dans le contexte de crise.

Si le téléphone s'est remis à sonner depuis le déconfinement dans les centres d'hébergement venant en aide aux femmes et aux enfants, on craint que les répercussions de l'isolement prolongé s'étirent dans le temps. Karine Gendron, directrice générale à la maison d'hébergement Le FAR, pense que les répercussions que l'isolement dans lequel ont été plongées les victimes se mesurera sur des mois, voire des années.

Pour le moment, toute l'énergie est consacrée à l'aide aux victimes. Quant à la deuxième vague, elle viendra bien assez tôt.