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Intimidation et voies de fait au port de Montréal: neuf arrestations chez les grévistes

Maxime Deland | Agence QMI

Un nouveau groupe de travailleurs du Port de Montréal, les vérificateurs, étaient en grève à Montréal, vendredi le 31 juillet 2020. Sur cette photo: L’accès au Port de Montréal par la rue Pie-IX, avec présence policière. 
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Un nouveau groupe de travailleurs du Port de Montréal, les vérificateurs, étaient en grève à Montréal, vendredi le 31 juillet 2020. Sur cette photo: L’accès au Port de Montréal par la rue Pie-IX, avec présence policière. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Neuf personnes soupçonnées d’avoir intimidé et battu des cadres du port de Montréal et des agents de sécurité à la fin juillet ont été arrêtées, a annoncé jeudi la police de Montréal.

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Les événements disgracieux se sont produits dans la soirée du 29 juillet, près de l’intersection de la rue Viau et de l’avenue Pierre-De-Coubertin, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

À cet endroit, des cadres du port de Montréal, accompagnés d’agents de sécurité, tentaient de regagner leur véhicule lorsqu’ils ont été accueillis par une cinquantaine de travailleurs en grève, dont plusieurs débardeurs.

Les cadres et les agents de sécurité auraient ensuite «fait l’objet de menaces et d’intimidation au moment de montrer dans leur véhicule personnel, qui était garé dans le stationnement du Stade olympique», a indiqué le SPVM.

«Des démarches d’enquête ont permis d’identifier les suspects, qui ont été arrêtés entre autres pour intimidation, méfait et voies de fait. Ces derniers ont été libérés sous conditions dans l’attente de leur comparution. L’enquête se poursuit et pourrait mener à d’autres arrestations», a fait savoir la police de Montréal dans un communiqué.

«Ces gens-là [les cadres et les agents de sécurité] ont été intimidés physiquement et verbalement. Les gens qui étaient présents avaient des bâtons. Il y a des gens qui se sont fait frapper au visage (...). La violence et l’intimidation physique ou verbale, pour moi, comme personne, est totalement inacceptable», avait réagi le président de l’Association des employeurs maritimes, Martin Tessier, à la suite de ce brasse-camarade.

Un conflit de travail sévit présentement au port de Montréal et les 1125 débardeurs sont toujours en grève.

Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2018.