/news/coronavirus

La hausse des cas en Europe liée au relâchement des comportements, selon l'OMS

Agence France-Presse

Un assouplissement des mesures, une plus grande disponibilité des tests, mais aussi le relâchement des esprits en période estivale expliquent l'augmentation du nombre de cas de COVID-19 en Europe, a estimé jeudi un épidémiologiste de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

• À lire aussi: COVID-19: 750 000 morts à travers le monde

Les jeunes, qui ont tendance à avoir des infections moins graves et donc une mortalité plus faible, sont en partie à l'origine de l'augmentation des cas, mais le virus ne faiblit pas et «rien ne laisse supposer un changement global de (sa) gravité», a souligné Richard Peabody, l'épidémiologiste qui dirige l'équipe chargée des agents pathogènes à haut risque de la branche européenne de l'OMS, dans un entretien à l'AFP.

En Europe, le nombre de cas remonte ces dernières semaines, mais - du moins pour l'instant, pas le nombre de décès, selon les données de l'organisation. 

L'institution onusienne s'inquiète d'un éventuel lâcher-prise.

«Si vous (...) cessez la pression sur le virus, alors il reviendra», a insisté l'expert, qui appelle les pays européens à rester réactifs et appliquer les leçons tirées des premiers mois de la pandémie.

«L'idée consiste à identifier rapidement les nouveaux cas, les nouveaux groupes de cas pour essayer d'empêcher une nouvelle amplification de la propagation», a rappelé M. Peabody.

Selon le tableau de surveillance de l'OMS Europe, qui couvre 55 pays européens et d'Asie-centrale, depuis le début de la pandémie, près de 3,7 millions de cas de COVID-19 ont été rapportés en Europe, dont 218 383 morts. Dans le monde, plus de 20 millions de personnes ont été diagnostiquées.