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Le ministre Charette veut améliorer la surveillance des plans d’eau

Vincent Larin | Agence QMI

Photo Simon Clark

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, entend présenter des «actions concrètes [...] prochainement» pour assurer la surveillance des plans d’eau au Québec, à la suite de révélations sur des déversements de résidus d’amiante dans la région de Thetford Mines.

Notre Bureau d’enquête a révélé que malgré ces déversements dans des cours d’eau, le ministère de l’Environnement ne fait pratiquement pas de suivi. Il s’agit d’une situation qui inquiète les riverains, dont plusieurs fréquentent ces cours d’eau, sans parler des municipalités qui y puisent leur eau potable.

Le dossier sera toutefois suivi de près par le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a indiqué son cabinet, jeudi, tout en qualifiant la situation de «préoccupante».

Pour l’opposition à l’Assemblée nationale, les révélations de notre Bureau d’enquête sont toutefois une autre preuve du laxisme du ministère de l’Environnement en matière de protection des plans d’eau au Québec.

Le porte-parole en matière d'environnement du Parti libéral du Québec, Frantz Benjamin, demande une intervention d’urgence de la part du ministère de l’Environnement alors que plusieurs cours d’eau pollués sont utilisés comme source d'eau potable pour les habitants de la région.

Sa vis-à-vis chez Québec solidaire, Ruba Ghazal, déplore le peu de moyens dont dispose le ministère de l’Environnement pour assurer la surveillance des plans d’eau dans la province.

«On le voit de plus en plus, le ministère est sourd et aveugle et ce sont les citoyens sur les lieux qui sont ses yeux et ses oreilles, a-t-elle affirmé. Ce sont des citoyens qui tiennent à leur milieu qui deviennent des experts. Il faudrait quasiment que le ministère les embauche et les paie.»

«Il y a des pays à travers le monde qui se battent pour avoir accès à de l’eau potable et nous on laisse ça aller», a regretté quant à lui le porte-parole du Parti québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault.

Selon lui, Québec devrait investir davantage dans les organismes de bassins versants qui ont déjà comme mandat de mettre en valeur les points d’eau, et ce, à l’échelle de la province.