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Le programme de subvention salariale coûterait 14 milliards $ de moins

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le bureau du directeur parlementaire du budget estime que le programme de subventions salariales coûtera 67,9 milliards $, soit 14 milliards $ de moins qu’avait prévu le gouvernement Trudeau.

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Dans son «portrait économique» présenté en juillet, Ottawa chiffrait la mesure à 82,3 milliards $.

Un rapport publié jeudi par le bureau du chien de garde fédéral en matière de finances, Yves Giroux, revoit cette estimation à la baisse.

«Le DPB estime le coût net total de cette mesure à 59,2 milliards de dollars – 67,9 milliards de dollars de subventions salariales et 0,5 milliard de dollars de cotisations cédées des employeurs sur la paie, compensés par 9,1 milliards de dollars de recettes tirées de l’impôt sur le revenu des sociétés provenant des subventions salariales», peut-on y lire.

Le programme de subvention salariale, qui vise à couvrir une partie du salaire d’employés d’entreprises durement touchés par la COVID-19, a été prolongé jusqu’en novembre par Ottawa.

Initialement, ce programme déployé au milieu de la crise de la COVID-19 visait à couvrir 75 % du salaire de travailleurs, jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine.

En prolongeant le programme, qui devait prendre fin, à l’origine, en juin, le gouvernement fédéral en a toutefois modifié les paramètres. Ainsi, la teneur de la subvention variera au fil du temps et en fonction de la lourdeur des pertes financières démontrées par chaque entreprise.

En date du 9 août, Ottawa avait versé 26,58 milliards $ en subventions pour 813 570 demandes approuvées. La Prestation canadienne d'urgence est beaucoup plus populaire, avec 64,26 milliards $ dépensés par l'État pour 8,51 millions de Canadiens.

Dans son rapport rendu public jeudi, le bureau de M. Giroux souligne que des incertitudes planent sur ses estimations au sujet de la facture de la subvention salariale.

«La relation entre les revenus des entreprises et les chocs du PIB est difficile à préciser pour les industries qui ne disposent pas de données sur les changements dans les revenus attribuables à la COVID¬-19, relève-t-on notamment. La répartition des pertes de revenus est incertaine pour l’ensemble des industries.»