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Garçon mort à vélo: le débat autour du casque obligatoire est relancé

TVA Nouvelles

L’accident ayant coûté la vie à un jeune cycliste de seulement 12 ans à Repentigny, jeudi, relance le débat sur le port du casque obligatoire au Québec. 

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Le garçon, qui revenait d'aller rapporter ses livres à la bibliothèque, circulait à vélo sur le trottoir, dans le sens de la circulation, lorsqu’un camion de la Ville qui effectuait un virage à droite l’a frappé.

Selon un témoin oculaire, le jeune cycliste a subi un violent choc à la tête, et ne portait pas de casque. 

Pour l’homme d’affaires et cycliste invétéré Louis Garneau, le port du casque aurait pu lui sauver la vie.  

«Je suis attristé par le décès du jeune cycliste. Le casque lui aurait peut-être sauvé la vie. Il faut que le gouvernement recommence sa campagne de sensibilisation», a-t-il indiqué dans une déclaration écrite transmise à TVA Nouvelles. 

Louis Garneau, lui-même victime d’un grave accident de vélo en juillet 2018, se dit convaincu d’avoir été sauvé par son casque. 

Si des médecins pédiatriques souhaitent voir le casque devenir obligatoire dans la province, le gouvernement a refusé de mettre en place une telle mesure il y a deux ans.

Vélo Québec contre l’obligation    

Pour Vélo Québec, la meilleure façon de protéger les cyclistes n’est pas d’obliger le port du casque, mais plutôt de mettre en place des aménagements cyclables sécuritaires. 

«Vélo Québec n’est pas contre le port du casque et encourage tout le monde à porter un casque à vélo. Quand on parle d’une loi qui le rendrait obligatoire, là on n’est pas d’accord», explique Magali Brebonne, chargée de programme pour l’organisation.  

«Tous les experts le disent, l’approche elle est dans les environnements, de créer des pistes cyclables sécuritaires, c’est ce genre de questions qu’on devrait se poser. Il y a beaucoup de diversion et d’énergie qui est perdue autour du port du casque», déplore Mme Brebonne. 

Selon l’organisation, le taux de personnes portant le casque de façon volontaire ne cesse d’augmenter dans la province. Il se situe à 53% dans la population en général. 

«Chez les 5 à 9 ans, on est rendu à 78%», ajoute Mme Brebonne. 

Le nombre de décès à vélo est relativement stable au Québec: 10 cyclistes sont morts sur les routes de la province en 2017, 20 en 2018, et un peu moins, soit 8 en 2019 selon les données de la SAAQ. 

Une spécialiste pour l'obligation   

Pour Gwenaëlle Trottet, spécialiste en évolution des soins en traumatologie au CHU Sainte-Justine, il n’y a pas de doute, le casque devrait être obligatoire parce qu’il permet d’atténuer les traumas crâniens et les fractures du visage. 

«Le casque permet de protéger le cerveau et l’os de la tête. Il va permettre d’absorber le premier choc. [...] Il devrait être obligatoire pour les enfants et pour les parents. Les parents devraient montrer l’exemple à leurs enfants», explique-t-elle en entrevue sur les ondes de LCN. 

«Si les parents montraient l’exemple, de porter le casque, ça deviendrait tout naturel, comme la ceinture de sécurité qu’on met dans une auto est devenue automatique. Quand on monte sur un vélo, ça devrait être automatique de porter le casque», insiste Mme Trotter. 

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