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Harcèlement sexuel: un autre responsable quitte Ubisoft

AFP

photo tirée du site d'Ubisoft

L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft a licencié un directeur créatif, Ashraf Ismail, qui était notamment à la tête du studio ayant réalisé le prochain titre du studio, Assassin's Creed Valhalla, prévu pour le 17 novembre, a confirmé vendredi l'entreprise à l'AFP.

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Accusé par une salariée d'avoir menti sur sa situation maritale et d'avoir profité de son statut pour avoir des relations extraconjugales, M. Ismail avait annoncé courant juin prendre du recul, publiant par la même occasion sur Twitter un message dans lequel il se déclarait «profondément désolé pour tous ceux qui ont été blessés».

«À l'issue d'une enquête interne, M. Ismail a été licencié d'Ubisoft et ne fait plus partie de nos employés», a confirmé a l'AFP un porte-parole du groupe, sans préciser si l'enquête était en lien avec les accusations portées contre son ex-directeur créatif.

Ashrah Ismail avait rejoint le studio d'Ubisoft à Montréal en 2011 et avait déjà assuré la direction créative de deux titres précédents de la série Assassin's Creed: Black Flag, sorti en 2013 et Origins, qui date de 2017.

Depuis l'émergence des premiers témoignages fin juin, plusieurs dirigeants du groupe ont en effet été poussés vers la sortie ou ont démissionné, dont le numéro deux du groupe, Serge Hascoët, qui a quitté mi-juillet son poste de responsable de la création.

Le chef du studio de Montréal, le vice-président responsable du service éditorial ainsi que la directrice des ressources humaines du groupe ont également quitté Ubisoft.

«Ubisoft n'a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif», avait regretté M. Guillemot, cité dans le communiqué annonçant leur départ.

«Ce n'est pas acceptable. Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n'ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas», avait affirmé le dirigeant.

L'entreprise, qui compte 18.000 salariés dans le monde, dont 22% de femmes, a lancé plusieurs enquêtes internes depuis les premières révélations et a entamé la restructuration de son service de ressources humaines, accusé d'avoir couvert certains comportements toxiques.

Lors de la présentation de ses résultats trimestriels décalés, le 22 juillet, Yves Guillemot avait assuré que le groupe devait «néanmoins relever un défi très sérieux à la suite des récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés. Je suis déterminé à mettre en oeuvre des changements profonds afin d'améliorer et renforcer notre culture d'entreprise».

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