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Il faut se préparer à un possible «pic d'automne», dit la santé publique canadienne

Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Un «pic» de propagation du coronavirus surviendra à l’automne dans le pire des scénarios, prévient la santé publique du Canada, sommant les autorités provinciales de tout prévoir pour éviter que le système ne s'engorge au point de ne pas pouvoir juguler une résurgence de la maladie.

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«Ce que nous demandons à tous dans le système de santé est "pour tout ce qui pourrait excéder vos capacités actuelles [...] avez-vous des plans de secours? Soyez préparés"», a lancé vendredi la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada.

La médecin en chef a découragé les Canadiens de s’adonner à un relâchement du respect des mesures telles que la distanciation physique, alors qu’elle présentait les plus récentes projections fédérales quant à la propagation de la COVID-19.

«À l’automne, on va commencer à rentrer [davantage] à l’intérieur [en plus de] la saison normale d’autres infections respiratoires et de la grippe, a renchéri son adjoint, le Dr Howard Njoo. C’est très important de continuer avec nos efforts.» Il a notamment fait référence au retour en classe.

Selon la modélisation publiée par Ottawa vendredi, le «pire scénario envisageable» est qu’un «pic d’automne» survienne, suivi d’autres pics et de creux durant lesquels le système de santé ne pourrait pas, par moments, répondre aux besoins en services.

Or, ce que la santé publique appelle une possible «recrudescence» et non une «deuxième vague» peut être évité si toute la gomme est mise, dit-on.

Si l’on se fie aux cas de contagion des dernières semaines, la mise en garde du fédéral semble s’adresser tout particulièrement aux jeunes.

«Depuis le début de juillet, la plus forte incidence de la COVID-19 a été constatée chez les personnes âgées de 20 à 39 ans», note-t-on dans les documents de l’annonce de vendredi.

Il reste toutefois que la progression de la maladie a ralenti sa cadence dans tous les groupes d’âge dernièrement.

À plus court terme, Ottawa s’attend à ce qu’on dénombre de 121 650 à 127 740 cas de COVID-19 d'ici au 23 août et qu'entre 8980 à 9115 décès soient survenus au pays.