/news/politics

Immigration: Ottawa veut faciliter le processus pour des Libanais

Émilie Bergeron | Agence QMI

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Le Canada entend faciliter le traitement des demandes d'immigration des membres de la communauté libanaise coincés au pays parce que leur résidence a été dévastée dans l'explosion ayant fait une centaine de morts et des milliers de blessés à Beyrouth, la semaine dernière. 

• À lire aussi: Explosion au Liban : de nouvelles victimes retrouvées

C’est un des objectifs d’un groupe de travail mis sur pied par le gouvernement Trudeau, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne.

«C’était une demande de la communauté et on répond ‘’présent’’. [...] Ça va nous permettre de traiter certaines demandes plus rapidement», a-t-il dit vendredi en entrevue téléphonique avec l’Agence QMI.

Ce groupe de travail conjoint entre Affaires mondiales Canada et le ministère de l’Immigration vise à apporter un soutien prioritaire aux proches des victimes de la tragédie survenue au Liban.

Le ministre Champagne n’a toutefois pas exclu que d’autres demandes d’immigration qui viendraient en raison du contexte politique bouillonnant, sur le terrain, puissent aussi entrer dans l’équation.

«L’avantage d’un groupe de travail intégré comme celui-ci est de bien tenir compte de la situation sur le terrain, a-t-il soutenu. Ce sera une équipe mixte entre nos gens de l’ambassade sur le terrain, à Beyrouth, et une équipe aussi, du ministère de l’Immigration, pour bien comprendre les besoins, les processus et travailler avec la communauté pour bien cibler les besoins.»

Le Canada s’est déjà engagé à fournir une aide humanitaire d’urgence de 30 millions $ au peuple libanais, par l’entremise d’organisations comme Oxfam et la Croix-Rouge libanaise. Le ministre Champagne insiste toutefois sur le fait qu’Ottawa entend être présent pour aider les Libanais à faire face à des défis à «moyen et long terme» .

Le ministre a mentionné en entrevue qu’une réponse ciblée au niveau de la francophonie est envisagée, en plus d’une éventuelle aide au secteur de l’éducation.

«Je veux que le Canada soit un chef de file», a-t-il réitéré à l’autre bout du fil, depuis Shawinigan.

Par ailleurs, les discussions d’Ottawa avec des exportateurs de grains de l’Ouest canadien se poursuivent afin de les amener à contribuer à la sécurité alimentaire du Liban.

Dans la même catégorie