/news/coronavirus

Le Royaume-Uni est rendu à 340 millions de doses sécurisées de vaccin

Agence France-Presse

Des gens profitent de la plage à Swansea, au Royaume-Uni.

Phil Lewis/WENN

Des gens profitent de la plage à Swansea, au Royaume-Uni.

Le gouvernement britannique a désormais sécurisé au total 340 millions de doses de vaccins contre le COVID-19 après avoir annoncé vendredi des accords avec les laboratoires américains Johnson & Johnson et Novavax portant sur 90 millions de doses.

• À LIRE ÉGALEMENT: Le vaccin contre la COVID-19 devrait être, en général, gratuit aux États-Unis

• À LIRE ÉGALEMENT: Des gens sont morts des «fake news» sur la COVID-19, constate une étude

Johnson & Johnson, via sa filiale belge Janssen Pharmaceutical, va fournir 30 millions de doses, et Novavax 60 millions, dans le cas où ces deux vaccins en cours de développement verraient le jour, selon un communiqué du ministère britannique chargé des Entreprises.

Le Royaume-Uni va en outre cofinancer un essai clinique dans le monde pour le vaccin mis au point par Johnson & Johnson.

Les vaccins pourraient être livrés mi-2021 au Royaume-Uni et seraient destinés en priorité aux populations les plus exposées, comme les travailleurs dans le secteur médical, les minorités ethniques, les adultes avec des pathologies graves et les personnes âgées, précise le gouvernement.

Il s'agit des cinquième et sixième accords de ce type pour le Royaume-Uni après ceux avec Sanofi/GSK, AstraZeneca, Valneva et celui avec BioNTech/Pfizer.

Le projet d'AstraZeneca, associé à l'université d'Oxford, est parmi les plus avancés et les plus prometteurs au monde, avec des résultats d'essais de phase 3 auprès de milliers de personnes attendus dès septembre.

«Répartir le risque»

Le nombre de doses sécurisées par le pays dépasse largement la population britannique (66 millions d'habitants), mais il est trop tôt pour dire si les vaccins en développement fonctionneront et, en cas de succès, combien de doses seront nécessaires pour vacciner une même personne.

«Comme nous ne savons pas si un de ces vaccins va marcher, il est important de répartir le risque», explique à l'AFP Kate Bingham, responsable de la task force britannique sur les vaccins.

La mise en place de cette cellule de travail avait été annoncée en avril par le gouvernement en vue d'accélérer les efforts pour développer et produire un vaccin pour le Royaume-Uni, le pays le plus endeuillé d'Europe.

Le gouvernement britannique a également ouvert le mois dernier un registre à destination des volontaires qui voudraient participer aux essais de développement d'un vaccin, espérant rassembler d'ici octobre 500 000 participants potentiels.

«Nous voulons avoir suffisamment de doses pour pouvoir vacciner les gens les plus à risque au Royaume-Uni, soit 30 millions de personnes», selon Mme Bingham.

Elle souligne qu'il devrait y avoir d'autres accords à l'avenir, mais ne veut pas dévoiler les montants payés par le gouvernement pour sécuriser les doses.

«Le virus est là pour rester. Nous devons avoir un large portefeuille de différents vaccins pour différents types de personnes selon leur réponse immunitaire», précise la responsable.

Selon elle, les premières doses pourraient être disponibles au mieux à la toute fin d'année compte tenu des promesses des vaccins développés par AstraZeneca et BioNTech.

Il est peu probable en revanche que le Royaume-Uni discute avec la Russie, qui vient d'annoncer avoir développé avec succès un vaccin.

«Il n'y a pas de raison de penser que le vaccin ne marche pas ou ne soit pas sûr, mais il n'y a aucune donnée pour le prouver. Donc aucun régulateur dans les pays occidentaux n'approuverait un vaccin avec ce niveau de données», explique Mme. Bingham.