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L’importante leçon de Claude Julien aux Québécois

TVA Nouvelles

Vraisemblablement, tout redeviendra éventuellement à la normale pour Claude Julien, l’entraîneur-chef des Canadiens, au repos forcé à Montréal tandis que son équipe affronte les Flyers de Philadelphie au premier tour des séries de la Ligue nationale de hockey (LNH).

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Selon Dr Peter Guerra, chef de médecine et de cardiologie à l’Institut de cardiologie de Montréal, Julien pourra reprendre ses activités comme à l’habitude après un repos convenable de quelques semaines.

En sachant que le coach a subi une intervention pour la pose d’une endoprothèse dans une artère coronarienne, tel que stipulé par le communiqué de presse publié par les Canadiens vendredi, l’homme de 60 ans ratera possiblement toutes les séries, que le CH soit éliminé par les Flyers ou qu’il parvienne plus loin dans le tournoi éliminatoire de la LNH disputé exceptionnellement en août à huis clos, tandis que continue la propagation de la COVID-19.

«Les gens peuvent retourner chez eux le soir même ou le lendemain [après l’opération], a expliqué Dr Guerra en entrevue sur les ondes de LCN, vendredi. On conseille généralement quelques semaines de repos. Évidemment, M. Julien est dans un emploi qui est très stressant et très demandant. C’est certain qu’un repos serait vraiment conseillé dans son cas.»

«Après l’opération, les gens peuvent et doivent vivre une vie tout à fait normale, a ajouté Dr Guerra. Un coronarien ne doit pas arrêter sa carrière. Ce qu’on doit faire à long terme, c’est éviter que ça se reproduise. Il faut surveiller [les facteurs de risque]. Il faut avoir des valeurs meilleures que la normal pour empêcher que les blocages se reforment.»

Le stress en cause?   

Parmi les facteurs de risque qui mènent à la pose de ce qui est mieux connu sous le nom d’un stent, l'intervention subie par Julien pour cause de blocage d'une artère coronarienne, on retrouve l’hérédité, mais aussi la haute pression, le diabète, le cholestérol et l’obésité, explique l’expert.

Quant au stress, «ça peut être aggravant», prévient Dr Guerra. «Des études démontrent que des gens qui assistent à un match sportif peuvent avoir des accélérations cardiaques, alors imaginez l’entraîneur. Cependant, il n’est pas clair que le stress soit un facteur direct. Quand quelqu’un a un mode de vie stressant, parfois les habitudes de vie ne sont pas tout à fait parfaites.»

L’opération qu’a subie l’entraîneur-chef du Tricolore n’a vraisemblablement pas nécessité de chirurgie cardiaque, sinon «M. Julien ne serait pas retourné chez lui», a commenté le cardiologue.

Consulter quand il y a des symptômes   

Dr Guerra demande aux Québécois de se servir de l’exemple de Claude Julien pour veiller à leur propre santé, à l’heure ou la santé publique canadienne prévoit un pic de transmission du nouveau coronavirus à l’automne.

« M. Julien vient de servir une leçon très importante à la population québécoise sur l’importance de consulter lorsqu’on a des symptômes. [...] Si Claude Julien peut s’arrêter pendant les séries, les Québécois peuvent consulter pendant une pandémie », a comparé Dr Guerra.

Claude Julien a été pris en charge à l’hôpital St. Michael’s de Toronto. Les médecins s’attendent d’ailleurs à ce que le pilote se rétablisse complètement.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’entraîneur a ressenti des douleurs à la poitrine et a été hospitalisé. Quelques heures plus tard, le directeur général Marc Bergevin annonçait la nouvelle, en spécifiant que l’entraîneur ne serait pas de retour avant la conclusion de la série de première ronde qui oppose son club aux Flyers.

L’adjoint Kirk Muller a remplacé Julien au poste d’entraîneur-chef des Canadiens lors de la deuxième rencontre de la série face aux Flyers.