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Règlement municipal: le PQ annule deux événements à Québec

Étienne Paré | Agence QMI

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Le Parti québécois a été contraint d’annuler deux événements extérieurs prévus cette fin de semaine à Québec dans la cadre de la course à la direction, et ce n’est pas à cause de la COVID-19.

Les deux organisations régionales du PQ affirment qu’un employé de la Ville de Québec leur a indiqué jeudi que les rassemblements politiques étaient interdits dans les parcs municipaux en vertu d’un vieux règlement.

«Je déplore qu’on n’ait pas fait preuve de souplesse pour accommoder les actions politiques dans le contexte actuel. À l’intérieur, ça aurait été difficile de tenir ce genre d’événement», a commenté Alain D’Eer, le président de l’organisation du parti pour l’est de la Capitale-Nationale, en entrevue vendredi à l’Agence QMI.

Versions contradictoires

Les deux sections locales de la formation souverainiste avaient justement décidé de tenir ces événements dans des parcs afin de respecter la distanciation sociale entre militants.

Ils avaient prévu se réunir dimanche en après-midi au parc Girardin, dans le secteur de Beauport, et sur le terrain de la maison Hamel-Bruneau, à Sillery.

«Pour le premier événement, ils avaient eu l'autorisation de l’arrondissement, pour le second, celui de la société historique qui gère la maison», a relayé Lucas Medernach, attaché de presse du Parti québécois.

Or, la Ville de Québec a fait savoir que l’événement avait dû être suspendu parce que les organisateurs n’avaient pas signalé leur événement dans les règles de l’art en remplissant un formulaire en ligne.

Selon la Ville, il n’y a pas de règlement municipal proscrivant les événements de politique partisane sur ses espaces verts, contrairement à ce qu’aurait dit l’un de ses employés au PQ.

Pour dimanche, les quatre aspirants chefs avaient confirmé leur présence. L’un d’eux, l’historien Frédéric Bastien, a vivement dénoncé sur Facebook vendredi la décision de la Ville de Québec de forcer l’annulation des deux événements.

«Au printemps dernier, en plein confinement, les autorités municipales ont permis à la vie démocratique de se déployer lors des manifestations anti-racistes suite à la mort tragique de George Floyd. Pourquoi ne pas faire preuve de la même compréhension quand les nationalistes se rassemblent?» a écrit celui qui veut incarner un «nationalisme décomplexé» dans cette course.