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Cirque du Soleil: encore des questions en suspens après la perte de l’actionnariat québécois, dit l’opposition

De nombreuses questions demeurent en suspens au lendemain de la prise de contrôle du Cirque du Soleil par ses créanciers, parmi lesquels aucune entité québécoise ne figure, estime l’opposition à Québec, qui déplore cette conclusion malheureuse.

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«Il est incroyablement malheureux que l’aventure québécoise du Cirque du Soleil se termine ainsi. Toutes les réponses n’ont pas été fournies. On aimerait pouvoir [en] poser davantage», a affirmé le porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de Finances, André Fortin.

Malgré l’investissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans l’aventure du Cirque «ceux qui s'en sont sortis avec de l'argent dans les poches pleines, c'est Guy Laliberté», a déploré quant à elle la co-porte-parole du Québec solidaire, Manon Massé.

«C'est ça, le système économique actuel. Les bonnes idées, elles sont rachetées par les plus gros, les requins mangent les petits poissons, bye-bye», a-t-elle résumé au sujet de la prise de contrôle du Cirque par ses créanciers.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a quant à lui remis en doute les talents de négociateurs du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

«En matière de nationalisme économique, ce n'est pas un succès à date, parce que les critères ne sont pas clairs», a-t-il déploré en citant les dossiers de Flying Whales, de Bombardier et du Cirque du Soleil.

Un groupe de créanciers du Canada anglais et des États-Unis va prendre le contrôle du Cirque du Soleil au terme d’un processus de mise à l’enchère de l’entreprise, a-t-on appris mardi en soirée.

«Est-ce que Guy Laliberté et des membres de son entourage du Cirque du Soleil ont fait des représentations auprès du gouvernement de la CAQ, ont rencontré les acteurs, ont plaidé leur cause avant la décision de la caisse?» a demandé Pascal Bérubé.

Les parties qui voulaient soumettre une offre pour le fleuron québécois en déroute avaient jusqu’à 17 h, mardi, pour ce faire. Les actionnaires du Cirque jusqu’en juin, soit le fonds américain TPG, le groupe chinois Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec, ont été écartés du jeu.

Il n’y aura donc plus d’actionnaires québécois dans le Cirque fondé en 1984 dans Charlevoix.

La Caisse a déjà chiffré ses pertes à 228 millions $ pour son investissement dans le Cirque, dont 100 millions $ (75 millions $ US) investis en février seulement pour racheter des actions du fondateur Guy Laliberté.

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