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Cirque du Soleil: des artisans attendent toujours leur dû

Malgré les promesses des dirigeants, des artisans du Cirque du Soleil attendent toujours d’être payés, mais ils ont confiance que le nouvel actionnaire, le fonds torontois Catalyst Capital, respectera cet engagement.

«Jusqu’à preuve du contraire, sur papier, il est respecté. On l’a vu dans les documents de la cour. On l’a même entendu dans une déclaration de Daniel Lamarre [NDLR le DG du Cirque] adressée aux employés et qui est venue à mes oreilles», a fait savoir Gabriel Dubé-Dupuis, jeudi, en entrevue à LCN.

Il a réuni autour de lui d’autres contractuels n'ayant pas encore reçu leur chèque pour du travail déjà accompli.

Au départ, ils étaient 140 à réclamer au Cirque une somme totale s’élevant à 2 millions $, mais ce n’était là que «la pointe de l’iceberg».

Lorsque la compagnie s’est mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, des documents ont révélé que 5 millions $ US (environ 6,6 millions $ CAN) n’avaient pas été payés à des contractuels, d’où le fonds d’urgence équivalent à ce montant qui a été mis sur pied depuis.

Cependant, ça risque d’être encore long avant que les artisans ne puissent voir la couleur de cet argent.

«Ça va prendre plusieurs semaines avant que ce soit approuvé en cour», a expliqué M. Dubé-Dupuis, qui était en entrevue à l’émission de Mario Dumont.

Une industrie qui y goûte 

Gabriel Dubé-Dupuis a évité de se montrer dur à l’endroit des dirigeants du Cirque, expliquant avoir cet ancien fleuron québécois «tatoué sur le cœur». Le directeur de création a ajouté cependant que ce ne sont pas tous les artisans qui font preuve de la même patience.

Il faut dire que la plupart des gens qui évoluent dans l’industrie du spectacle sont incapables de recommencer à travailler à cause de la crise sanitaire.

«À la mi-mars, quand le Cirque a fermé ses portes à cause de la COVID, on s’est dit qu’au moins un peu de sous allaient arriver, mais finalement, on s’est retrouvé dans une situation d’urgence», a déploré M. Dubé-Dupuis, qui dit n’avoir touché que la Prestation canadienne d’urgence (PCU) dans les derniers mois.

Le porte-parole du regroupement des artisans impayés affirme que le Cirque du Soleil devra complètement se réinventer s’il veut survivre à l’ère de la distanciation sociale.

«Plus rapidement ce sera réglé, plus rapidement les pots pourront se réparer, plus rapidement on pourra participer à la relance de cette grande compagnie», a-t-il lancé.

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