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Accident à 200 km/h : «je ne suis pas fier pantoute d’avoir fait ça»

Le conducteur de 18 ans impliqué dans le grave accident survenu à Brownsburg-Chatham au début du mois, alors qu’il roulait à 200 km/h, affirme regretter de ne pas avoir écouté ses proches qui le priaient de cesser ses excès de vitesse répétés.

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«Rouler à cette vitesse-là, j’aimais bien ça. Avant, je roulais tout le temps vite quasiment, avec mes amis la plupart du temps», a-t-il admis sans détour, vendredi, dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles.

L’accident est survenu le 8 août dernier, sur la route 344, à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. La Sûreté du Québec (SQ) explique qu’un véhicule roulant à très haute vitesse a embouti en plein jour un camion qui s’était engagé sur la route 134 depuis la montée Robert en direction est.

«Quand je l’ai vu, il était trop tard», raconte le jeune homme, qui a demandé à ce que son identité ne soit pas dévoilée.

«Je n’ai plus rien vu. Je me suis réveillé et j’ai entendu l’autre à côté de moi crier “détachez-moi!”, “détachez-moi!” Celui qui était assis derrière, il était rendu sur moi», poursuit-il.

Quelques instants avant l’accident qui a envoyé deux de ses amis à l’hôpital, l’un d’entre eux a filmé le tableau de bord du véhicule et publié la vidéo sur les réseaux sociaux. On peut notamment voir que la voiture circule à près de 200 km/h sur une route où la vitesse maximale permise est de 90 km/h.

«Ça n’arrivait pas [un accident]. J’avais de la chance, j’avais tout le temps de la chance, mais là, je n’en ai plus. Je ne le fais plus et je ne veux plus conduire maintenant. J’ai peur de conduire», explique le jeune homme de 18 ans, qui pourrait faire face à de graves accusations de négligence criminelle et de conduite dangereuse.

«Ça me fait peur de savoir ce qui va arriver avec moi», mentionne-t-il.

L’un des deux passagers a quitté l’hôpital récemment et la condition du deuxième jeune de 17 ans impliqué dans l’accident s’améliore. Les relations du conducteur avec ses deux amis sont toutefois aujourd’hui plus difficiles.

«Il y en a un à qui je ne peux pas parler, il m’a bloqué partout. L’autre me parle un peu. On conduisait toujours à cette vitesse-là, il comprend, les deux on le savait que ça allait arriver un jour», explique-t-il.

Il affirme aujourd’hui avoir appris sa leçon et reconnait qu’il était un danger public avant le triste accident.

«Je ne suis pas fier pantoute d’avoir fait ça. Je regrette vraiment d’avoir eu un accident avec mes deux amis dans l’auto. Je le regrette depuis que c’est arrivé.»

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