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Harcèlement sur les réseaux sociaux: les JoBlo123 seront démasqués facilement, dit le SPVM

Maxime Deland | Agence QMI

Dans la foulée de l’affaire Safia Nolin, qui a porté plainte pour harcèlement criminel en raison de la pluie d’insultes qu’elle a reçue sur les réseaux sociaux, la police de Montréal rappelle aux gens à quel point il est facile pour elle d’identifier les trolls qui se cachent derrière des profils anonymes. 

«On est toujours capable de retracer les gens. T’as beau être dans ton sous-sol, te cacher derrière le profil JoBlo123, c’est pas long que la police va venir cogner à ta porte», dit en entrevue téléphonique l’inspecteur André Durocher, porte-parole du SPVM.

Au cours des dernières semaines, de nombreuses victimes d’agressions sexuelles, d’inconduites sexuelles et de harcèlement criminel se sont manifestées via les réseaux sociaux.

Un grand nombre d’entre elles ont fait l’objet d’insultes et de commentaires désobligeants. La chanteuse Safia Nolin fait partie du lot. Disant être victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, elle a d’ailleurs porté plainte au SPVM.

«Dénoncer une situation pour la personne qui le subit, c’est la première étape pour y mettre fin», indique l’inspecteur Durocher.

Toutefois, ce n’est pas parce que quelqu’un se fait insulter sur les réseaux sociaux qu’un crime a nécessairement été commis.

«Si 500 personnes différentes nous insultent et que 10 personnes différentes font un graffiti insultant à notre égard, ce n’est pas du harcèlement, même si ça doit être très blessant pour la victime», explique M. Durocher.

«Par contre, ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas un crime qu’il ne peut pas en devenir un, poursuit-il. Si c’est quelque chose de non désiré et répété par une même personne, alors là ça devient du harcèlement criminel.»

La police de Montréal rappelle aussi l’importance d’y réfléchir deux fois avant d’écrire des âneries sur les réseaux sociaux.

«À ces gens qui insultent depuis leur téléphone ou leur ordinateur, dites-vous que les choses que vous publiez resteront dans l’espace cybernétique pour l’éternité, fait remarquer André Durocher. Il ne faut jamais l’oublier. Il y a des jeunes, par exemple, qui se verront refuser un emploi dans quelques années pour ce qu’ils ont écrit sur les réseaux sociaux. C’est cher payé pour un moment d’égarement.»

Le SPVM continue d’encourager les gens qui se disent victimes de harcèlement à se rendre à leur poste de police de quartier le plus près afin de déposer une plainte officielle.

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