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École à distance: de l'espoir pour une mère de six enfants

Une mère de six enfants de Saint-Colomban, dans les Laurentides, qui habite avec sa grand-mère tente depuis des semaines d'avoir l'école à distance pour ses enfants en raison de la COVID. 

Julie Désilets est mère de 6 enfants âgés de 3 à 18 ans. Pour la prochaine rentrée, il y en a cinq qui iront à l'école; trois au primaire, un au secondaire et un au cégep. 

Toute la famille habite également avec la grand-mère de 84 ans de Mme Désilets, une personne qu'elle considère comme vulnérable. 

Lorsque le ministre Roberge avait fait l'actualisation de son plan pour la rentrée, elle avait été très soulagée d'entendre que les jeunes qui ont des proches vulnérables à la maison pourraient bénéficier de l'école à distance. 

Mais quand elle a entrepris les démarches, ses inquiétudes sont revenues parce que le médecin de sa grand-mère a dit que, comme elle n'avait pas de cancer ou de maladie grave, elle n'entrait pas dans la catégorie des personnes vulnérables. 

Du côté du ministère de l'Éducation, quand elle a appelé, ce qu'on lui a dit, c'est que surtout, ce qu'elle devrait faire, c'est plutôt l'école à la maison. Mais comme ce serait avec quatre enfants, ce serait des programmes différents. 

La mère a fait une plainte au ministère de l'Éducation, mais deux semaines plus tard, elle n'a toujours pas eu de retour. 

«Ma grand-maman, selon le ministère de la Santé, elle ne fait pas partie de ce groupe de personnes là, qui pourrait être protégé. Par contre, c'est une personne vulnérable. Son médecin me l'a dit. J'ai dit: "OK, d'abord, ce n'est pas dangereux pour elle, la COVID-19?"» lance la mère. 

Lorsque TVA Nouvelles a présenté l’histoire de Mme Désilets au ministre Jean-François Roberge pour savoir s'il y avait des recours, il a donné un signe d'espoir pour les prochaines semaines.

«Je suis vivement interpellé. Je pense qu'on est ici devant une situation d'exception. Vous savez, des fois, il y a des règles qui sont valides, qu'on doit appliquer, qui sont importantes, qui suivent les valeurs, les consignes. Mais là, je pense qu'on est dans une situation très, très particulière. Vraisemblablement, il pourrait y avoir un ajustement», a expliqué le ministre de l’Éducation. 

Mme Désilets espère que ses enfants pourront avoir l'école à distance. Sinon, pas question pour elle de les envoyer à l'école. Elle craint trop pour la santé de sa grand-mère.