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Le ministre Dubé veut éviter un «feu de forêt»

TVA Nouvelles

Avec actuellement moins de 100 nouveaux cas par jour, le Québec est l'un des endroits dans le monde où l'on gère le mieux la pandémie de COVID-19, a affirmé en point de presse le ministre de la Santé Christian Dubé, mardi.

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Lors de la dernière semaine, le Québec a rapporté, en moyenne, moins de 80 nouveaux cas de contamination par jour, pour une moyenne de moins de 10 cas par million d’habitants quotidiennement.

Pour la santé publique, la courbe de transmission est aplatie lorsqu’on parvient à se maintenir sous la barre des 20 cas par million d’habitants, a expliqué le ministre Dubé.

«Le ratio de 10 cas par million d’habitants, ça place le Québec parmi les endroits où la pandémie est actuellement la mieux contrôlée dans le monde», s’est-il réjoui.

«Tant qu’on réussit à garder la transmission en bas de 20 cas par million [d’habitants], on va pouvoir continuer à avoir le genre de vie qu’on a, a-t-il enchaîné. Ce n’est pas parfait, mais c’est notre nouvelle réalité.»

Limiter les feux 

Mais le virus est toujours présent, comme en font foi les 62 nouveaux cas et trois décès rapportés mardi. Et à l’approche de la rentrée scolaire, le nombre de contaminations pourrait repartir à la hausse et déclencher la fameuse deuxième vague tant redoutée.

«Le virus, c’est le feu qui est dans le bosquet. Au moindre petit coup de vent, il peut y avoir un feu de forêt», a rappelé le ministre Dubé, enjoignant les Québécois à continuer de respecter les consignes sanitaires, malgré les chiffres encourageants, afin de limiter le nombre de feux à éteindre.

Car chaque jour, indique le ministre, la santé publique est appelée à étouffer des éclosions qui surviennent dans différents milieux, que ce soit une entreprise manufacturière, des restaurants ou des activités sociales.

«Si les gens ne font pas attention, c’est là qu’on va avoir tellement de bosquets en feu qu’on va passer à un feu de forêt et on ne veut pas retourner à la grande vague qu’on a eue la dernière fois», a plaidé M. Dubé.

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