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Nouveau cas de transmission de la mère au bébé

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Maternité maman bébé bloc

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Même si c’est un phénomène rare, la COVID-19 peut se transmettre d’une mère infectée à son fœtus, selon une étude qui a documenté un tel cas au Texas.

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Les chercheurs rapportent le cas d’une femme de 37 ans qui s’est présentée au début mai dans une urgence de la ville de Dallas avec des signes de travail prématuré.

La patiente, qui avait quelques symptômes du nouveau coronavirus et qui a ensuite été déclarée positive à l’infection, a donné naissance trois jours plus tard à une fillette prématurée de 34 semaines.

« Le bébé se portait très bien dans ses 24 premières heures de vie », explique Julide Sisman, une médecin qui a participé à l’étude.

Pas de symptômes sévères

Au bout d’une journée cependant, l’enfant a éprouvé une fièvre et a montré des signes de détresse respiratoire. Deux tests de dépistage administrés 24 heures et 48 heures après la naissance se sont révélés positifs.

La maman et sa petite fille n’ont pas développé de symptômes sévères de la maladie. Cette dernière a pu quitter l’hôpital trois semaines après sa naissance. Toutes les deux ont guéri et se portent bien.

Lors d’expertises subséquentes, les scientifiques affiliés à l’université du Texas ont remarqué la trace du coronavirus sur des échantillons du placenta, ce qui « suggère fortement » une contamination intra-utérine, et non après l’accouchement.

L’étude, parue dans le Pediatric Infectious Disease Journal, soulève que ce mode de transmission « semble être un événement rare », mais que les preuves commencent à s’accumuler démontrant qu’il est possible.

Autre cas rapporté

« Le fait que cela puisse se produire, même si c’est rare, illustre à quel point il est important de limiter l’exposition des mères et des nouveau-nés », a déclaré le coauteur Wilmer Moreno dans un communiqué.

D’autant plus que « nous ne savons pas s’il existe des effets à long terme de l’infection à la COVID-19 chez les bébés », a ajouté sa collègue Amanda Evans.

Le mois dernier, une étude française faisait état du « premier cas confirmé de contamination intra-utérine à la COVID-19 », parlant là aussi d’un phénomène isolé, qui surviendrait vraisemblablement dans les dernières semaines de grossesse.

Dans ce cas, le bébé de sexe masculin, né en mars, a souffert d’une rigidité des membres et de lésions au système nerveux cérébral ; symptômes qui sont ensuite disparus d’eux-mêmes, sans traitement spécifique.

— Avec l’Agence QMI et l’AFP