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Une préposée de Trois-Rivières découragée par la mobilité de la main-d'oeuvre

Charel Traversy | TVA Nouvelles

La mobilité du personnel n'est pas réglée dans les CHSLD de la Mauricie et du Centre-du-Québec, où des travailleurs sont encore déplacés et craignent de devenir une source de contagion.

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C'est notamment le cas de Nancy Genest, une préposée aux bénéficiaires qui a travaillé dans trois centres d'hébergement cet été à Trois-Rivières.

«Le 15 août, j'étais à Cooke, le lendemain à Roland Leclerc et là, je vais à Louis Denoncourt pour un mois», a-t-elle raconté.

Nancy Genest fait partie de l'équipe volante et se déplace dans les CHSLD où il y a des besoins. Elle avait accepté cette tâche avant la COVID-19, mais elle craint maintenant d'être un vecteur de transmission du virus.

Le maintien des équipes volantes est non-sens selon elle. D'ailleurs, le gouvernement Legault a annoncé, la semaine dernière, qu'il comptait interdire la mobilité de la main-d'œuvre entre établissements de santé dans son plan d'action qui sera mis en place d'ici la fin septembre.

De son côté, le syndicat ne peut intervenir, puisque le CIUSSS a le droit le gérer les déplacements de ses employés.

La direction du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec soutient que la priorité demeure de stabiliser les ressources et qu'elle fait appel aux équipes volantes en dernier recours.

Avec l'arrivée massive de nouveaux préposés aux bénéficiaires formés au cours de l'été à la mi-septembre, la situation devrait s'améliorer.

En attendant, le manque de personnel est criant. Au CHSLD Cooke, il manquait cinq infirmières auxiliaires, soit la moitié de l'équipe, et une dizaine de préposés aux bénéficiaires dimanche dernier.