/regional/saguenay

Le calendrier des audiences du BAPE sur GNL Québec connu

Le nouveau calendrier des audiences du BAPE sur le projet de GNL Québec a été dévoilé mardi après-midi et c’est finalement le 21 septembre à Saguenay que l’entreprise défendra son projet.

L’étude du controversé Projet d'Énergie Saguenay par GNL Québec devait initialement commencer le 16 mars. «C'est le même projet qu'en mars dernier, a affirmé la directrice principale des Affaires publiques chez GNL, Stéphanie Fortin. On a juste tenu compte des impacts de la pandémie.»

La crise sanitaire influencera le déroulement des audiences du BAPE puisqu’il y aura une limite de 250 personnes dans la salle de l'Hôtel Le Montagnais, en plus des autres consignes comme le port du masque obligatoire et la distanciation physique.

Après sa présentation, le promoteur devra répondre aux questions du public. Pour poser une question, que ce soit sur place, par visioconférence ou par téléphone, il faudra s’inscrire avant dans des modalités encore à préciser.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) demande d'ailleurs aux participants de lui fournir, au plus tard le 8 septembre prochain à 16 h 00, les thèmes et les principaux enjeux qu'ils estiment primordiaux. Puis le 26 octobre prochain, les mémoires du public seront entendus.

«Tout ce qu'on souhaite, c'est un processus le plus démocratique possible», a fait savoir Adrien Guibert-Barthez, de la Coalition Fjord, un organisme opposé au projet.

GNL prévoit une usine de liquéfaction de gaz naturel et un gazoduc de 750 kilomètres à construire, pour un investissement global de 14 milliards $.

En mars dernier, GNL a encaissé la perte d'un investisseur majeur. La firme Berkshire Hathaway du milliardaire américain Warren Buffet s'était désistée de son engagement de 4 milliards $. Les blocus ferroviaires avaient alors été invoqués comme raison.

«Ce qu'on a fait au cours des six derniers mois, c'est de vérifier les effets de la pandémie sur les marchés, a expliqué Mme Fortin. La pandémie n'a justement pas eu d'effets sur les marchés et notre projet a toujours sa place. Nos experts pourront l'expliquer à la Commission.»

De son côté, Adrien Guibert-Barthez clame que «de plus en plus de gens sont conscients que le gaz naturel est une énergie dépassée. Même les investisseurs le voient».

Le président de la commission d'enquête du BAPE, Denis Bergeron, devra remettre son rapport au plus tard le 13 janvier prochain. Le ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, disposera alors de 15 jours pour le rendre public.