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Les sports de combat reprendront au Québec

Mathieu Boulay | Agence QMI

Après plusieurs mois d’attente et de démarches, les fédérations des sports de combat ont poussé un soupir de soulagement, mardi après-midi. Elles ont obtenu l’approbation de la santé publique pour faire des affrontements à l’entraînement.

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Les combattants de la boxe olympique, du judo, taekwondo, karaté, lutte et jiu-jitsu et des autres sports de combat pourront se regrouper en bulles de quatre à leur gymnase respectif. Chacun d’entre eux pourra mettre les gants seulement avec ses trois partenaires et personne d’autre.

«Les athlètes devront éviter au maximum les contacts avec ceux qui ne font pas partie de leur groupe d’entraînement, a indiqué la ministre du Sport, Isabelle Charest, lors d’un point de presse présenté à l’Institut national du sport du Québec (INS).

«Bien sûr, la distanciation physique devra être respectée entre les athlètes lorsqu’ils ne seront pas en affrontement afin de minimiser les risques. Ils devront aussi penser à leur comportement en dehors de leur activité sportive.»

Le docteur Richard Massé accompagnait Mme Charest pour son annonce.

«Les sports de combat ont un risque particulier de transmission. On pense que ça peut être bien fait et bien contrôlé, a souligné le bras droit du Dr Horacio Arruda. Les protocoles que nous avons vus sont extrêmement bien faits.

«On veut que les athlètes avec leurs familles continuent de prendre les précautions nécessaires. S’ils avaient des signes ou des symptômes (de la COVID-19) qu’ils puissent consulter rapidement.»

Délai trop long?

Les représentants des fédérations ont rencontré Mme Charest et Dr Massé quelques minutes avant la conférence de presse. C’est à ce moment qu’ils ont appris la bonne nouvelle.

Ils attendaient cette annonce depuis plusieurs semaines. Comme on le sait, ils se sont regroupés en juillet afin de livrer un plan commun de déconfinement à la Santé publique. Toutefois, ils n’avaient pas eu de réponse officielle. Ils se sentaient isolés.

Dr Massé a fait son mea culpa au sujet du déconfinement des sports de combat.

«On y est allés très progressivement, a-t-il souligné. On n’a pas fait comme les autres pays qui ont fait leur déconfinement en trois étapes. Cet été, on a eu notre lot de défis notamment avec les augmentations du nombre de cas au mois de juillet.

«Je dois avouer, à rebours, que les choses auraient pu être plus rapides. Tout le monde a besoin du sport et de pouvoir s’entraîner.»

La porte est ouverte

Les intervenants étaient très heureux de ce dénouement. Même en sachant qu’ils ne peuvent pas encore organiser de tournois ou de galas sur le sol québécois.

«Je pense que nous avons eu beaucoup d’émotions par rapport à cette annonce-là, a souligné le président de Judo Québec, Patrick Kearney. Il y avait beaucoup de pression. Nos membres ont été très patients.

«On va respecter la bulle et s’assurer que les règles sanitaires soient respectées.»

Pour la présidente de Boxe Québec, c’est un soulagement.

«C’est encourageant pour la suite, a mentionné Arian Fortin. En ayant la possibilité de remettre les gants et de faire de la technique deux par deux, on retrouve l’essence de notre sport.

«Demain, on va mettre notre concentration sur ce qui s’en vient.»

Dans les prochaines semaines, les fédérations aimeraient notamment élargir le nombre de participants dans les bulles. Toutefois, elles doivent faire leurs preuves avec l’étape des combats à l’entraînement.

Avec l’annonce de Mme Charest, les centres nationaux de Boxe Canada et de Judo Canada pourront reprendre leurs activités dès ce matin.