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Des prétendus microbiologistes dénoncés pour désinformation

TVA Nouvelles

L’Association des microbiologistes du Québec a reçu une centaine de plaintes relativement à des individus qui prétendent être des experts sur les réseaux sociaux.

Par l’entremise de capsules vidéo, ceux-ci offrent des conseils au grand public. Phénomène que déplorent les experts.

«On nous a rapporté différents cas qui ont été diffusés largement sur Facebook, YouTube, qui expliquent avec beaucoup de certitudes, avec certains principes de microbiologie, mais incomplets», raconte Christian L. Jacob, président de l’association, en entrevue à Denis Lévesque.

Le microbiologiste agréé explique que les concepts abordés en sont qui existent vraiment, mais que les liens dressés entre ceux-ci ne sont pas «très solides». M. Jacob précise aussi que souvent, les individus excluent «complètement de grands pans qui sont importants pour expliquer la situation».

Dans le contexte incertain que représente la pandémie de COVID-19, nombreux sont les gens qui vont à la recherche d’informations pour avoir réponse à leurs questions. Or, ces imposteurs viennent compliquer la donne.

«Ça vient apporter beaucoup de confusion dans l’espace public. Ça vient un petit peu brouiller le débat parce qu’il y a des questions assez importantes à se poser», poursuit Christian L. Jacob.

Le président de l’Association des microbiologistes du Québec cite en exemple le débat autour du port du masque. La question divise tant dans l’espace public que dans les rangs des experts.

«Ce n’est pas tout le monde qui est absolument certain que le port du masque a un effet important sur la transmission de l’infection. On a des membres qui sont moins certains, on en a d’autres qui sont plus vendus à cette idée-là», dit-il.

«Par contre, là où il y a une différence importante à mettre, c’est qu’il n’y a personne qui s’y connaît dans le domaine qui va dire ‘moi je ne porte pas de masque, vous allez me passer sur le corps avant de me faire porter un masque dans un lieu public», ajoute-t-il.

Selon M. Jacob, la décision du gouvernement du Québec d’imposer le masque dans les lieux publics en est une qui est justifiable malgré l’absence d’un consensus clair sur l’efficacité de celui-ci.