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Bogues informatiques lors d’une rentrée virtuelle à l’université

Dominique Scali | Le Journal de Montréal

Bloc ordinateur

Photo Fotolia

La rentrée à l’Université de Montréal a été marquée par des pannes et des pépins informatiques qui ont empêché des étudiants de se connecter à leur cours à distance cette semaine.

« Ça va être beau pendant les examens », pouvait-on lire sur Facebook parmi le défilé de commentaires d’étudiants de l’Université de Montréal (UdeM) qui se demandaient pourquoi ils ne pouvaient accéder à leur cours virtuel mardi.

Les universités et cégeps vivent une rentrée sans précédent ces jours-ci, de nombreux cours se donnant à distance alors que les établissements doivent accueillir de nouveaux étudiants, dont plusieurs fraîchement sortis du secondaire.

Deux pannes

Une première panne de serveur de plusieurs heures a touché le réseau de l’UdeM mardi après-midi, jour de rentrée pour la majeure partie des étudiants. Incapables de se connecter aux comptes de l’institution, les étudiants ne pouvaient donc pas accéder aux cours virtuels, même s’ils se donnaient sur Zoom. 

Jeudi, un deuxième bogue est survenu et la plateforme de gestion académique est devenue indisponible pendant plusieurs heures.

Ces deux incidents « inhabituels » ne sont pas reliés et sont dus à une « erreur de manipulation ».

Le fait qu’ils surviennent à deux jours d’intervalle est un concours de circonstances, assure Geneviève O’Meara, porte-parole de l’UdeM.

« On est les premiers désolés. C’est plate que ça arrive à tout moment. C’est encore plus plate que ça arrive la semaine de la rentrée », résume Mme O’Meara.

Craintes

« Ça a suscité des craintes par rapport au reste de la session », observe Sandra Desforges, secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM.

Sur le coup, plusieurs ont cru être responsables du problème, pensant que c’était dû à leur connexion internet, par exemple.

Mais même après avoir compris que le pépin était centralisé, les incidents ont créé une certaine « frustration », explique Mme Desforges. 

« C’est un chouette premier jour », ironisait un étudiant sur les réseaux sociaux.

Du côté de l’université, on n’a toutefois pas de crainte que ces bogues se reproduisent. « Je ne tiendrais pas le même discours si on pensait que le système n’est pas assez fort [pour accueillir toute la communauté en même temps], souligne Mme O’Meara. Mais ce n’est vraiment pas ça. »

Des cas isolés de cours où le nombre d’étudiants excédait le nombre maximal de participants admis sur Zoom ont aussi été rapportés, mais l’université est toujours en train d’enquêter sur ces incidents.