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Bulles-classes : efficaces malgré les rassemblements à l’extérieur de l’école?

TVA Nouvelles

Le concept de bulle-classe peut-il réellement fonctionner si les élèves font éclater leur bulle dès qu’ils quittent l’école? 

En cette première semaine de rentrée scolaire, des rassemblements de jeunes sont constatés à l’arrivée et à la sortie des classes et plusieurs se fréquentent comme avant la pandémie, même s’ils ne sont pas dans la même bulle. 

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Cette mesure sanitaire peut-elle réellement empêcher la propagation de la COVID-19 si les jeunes se fréquentent à l’extérieur de l’école?

Mario Dumont a posé la question au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui se dit convaincu de l’efficacité de la mesure.  

«Depuis le début de la semaine, je regarde des reportages avec des épidémiologistes renommés, québécois et canadiens qui nous disent que le principe de regrouper les élèves en groupe-classe, c’est la manière de limiter les éclosions et les propagations», a-t-il indiqué sur les ondes de LCN.

Il ne s’en cache pas : des cas sont et seront déclarés dans les écoles de la province, mais en raison des mesures sanitaires mises en place dans les milieux scolaires, il ne devrait pas avoir de perte de contrôle. 

«On va être vigilants et on va limiter les propagations, on va fermer des classes. Si on [fait éclater les bulles] et qu’on baisse la garde, ce ne sont pas des classes qu’on va fermer, mais des écoles. Il faut prendre garde», a-t-il prévenu.  

Jean-François Roberge a également cité deux études parues cette semaine dans lesquelles les experts constatent que la façon de faire dans les camps de jour cet été a montré son efficacité. 

«Il y a eu quelques cas, mais pas d’éclosion, pas de propagation. Pourtant après le camp de jour les jeunes pouvaient voir leurs frères, leurs sœurs, pouvaient jouer avec les enfants d’autres familles, des gens qui n’étaient pas dans leur bulle. [...] C’est la façon la plus efficace, et depuis la rentrée, depuis une semaine, ça prouve son efficacité», conclut-il. 

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