/finance/realestate

Immobilier de la région de Montréal: le prix médian des maisons bondit de 24 %

Guillaume Picard | Agence QMI

GEN-STOCKQMI

Joël Lemay / Agence QMI

Le marché immobilier est-il en train de surchauffer dans la région de Montréal? La question mérite d’être posée alors que le mois d’août a enregistré des records au chapitre des ventes et des hausses de prix. À preuve, le prix médian des maisons a bondi de 24 % par rapport à 2019.

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui a dévoilé vendredi les plus récentes statistiques de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, 4878 ventes résidentielles ont été comptabilisées le mois dernier, une hausse importante de 39 % comparativement à août 2019.

Il s’agit selon l’APCIQ d’«un sommet du nombre de transactions réalisées pour cette période de l’année depuis que le système Centris collecte les données de marché (2000)», a-t-on précisé, par communiqué.

«Les pertes de transactions occasionnées par le confinement, au début du printemps, ont quasiment toutes été récupérées grâce à une activité phénoménale durant les mois de juillet et d’août, qui figurent habituellement parmi les plus tranquilles de l’année», a dit Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ.

«La crise sanitaire a manifestement des effets inattendus sur le comportement des acheteurs, alors qu’on observe un engouement renouvelé pour la propriété, notamment la catégorie unifamiliale», a poursuivi Mme Saucier.

«Contre toute attente, cet engouement est soutenu par une hausse marquée du taux d’épargne d’un bon nombre d’acheteurs au cours des derniers mois, a-t-elle ajouté. Cette situation est particulièrement profitable aux banlieues, où les cas de surenchère se multiplient et les conditions de marché sont toujours extrêmement favorables aux vendeurs.»

D’autres chiffres évocateurs de l’effervescence

Les six principaux secteurs de la RMR de Montréal ont connu des transactions en forte croissance en août, à commencer par Vaudreuil-Soulanges, en Montérégie, avec une augmentation de 62 %. La Rive-Nord (+51 %), Laval (+48 %), la Rive-Sud (+39 %), l’île de Montréal (+29 %) et Saint-Jean-sur-Richelieu (+17 %) n’ont pas été en reste.

Le prix médian des maisons unifamiliales a progressé de 24 % par rapport à août 2019, atteignant 427 500 $. «Il s’agit de la plus forte croissance répertoriée à ce chapitre, toutes périodes confondues, depuis que les statistiques Centris sont compilées», a-t-on précisé. Les maisons vendues à 1 million $ et plus ont par ailleurs crû de 136 % en un an.

Du côté de la copropriété, «la moitié des transactions ont été effectuées à plus de 312 000 $, ce qui représente une hausse de 12 %. En ce qui a trait aux petits immeubles locatifs de deux à cinq logements, leur prix médian a atteint 599 500 $, soit 13 % de plus qu’en août l’an dernier», a indiqué l’APCIQ.

Il s’est vendu 47 % plus de maisons unifamiliales en août dans la région métropolitaine, avec 2601 transactions conclues. Du côté des copropriétés et des plex de deux à cinq logements, on parle de bonds respectifs des ventes de 36 % et de 12 %.

La rareté des propriétés à vendre contribue à la hausse des prix. En août, 12 953 inscriptions résidentielles figuraient sur la plateforme Centris, une baisse de 21 % comparativement à août 2019. «Il faut remonter à août 2003 pour observer un niveau similaire d’inscriptions en vigueur dans la région métropolitaine de Montréal», a-t-on observé.

Keyword: 

Source: QMI Agency

Agence QMI