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Un rassemblement pour «sauver le karaoké»

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Photo Martin Alarie

Des amateurs de karaoké ont chanté des classiques en plein cœur d’un parc de l’Est de Montréal, dimanche, dans le but de montrer leur «amour» pour cette activité nocturne, malmenée ces derniers jours par la santé publique à cause de récentes éclosions de COVID-19.

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En plus de la douzaine de chanteurs amateurs, environ 50 passants se sont assis près de la scène improvisée pour profiter de l’ambiance au parc Lalancette, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Ce rassemblement, qui se faisait sur le ton de l’humour, survient après que le directeur de la santé publique, Horacio Arruda, eut condamné le karaoké après une éclosion de COVID-19 infectant une cinquantaine de personnes au bar Le Kirouac, à Québec.

L’organisateur de la manifestation, Billy Karaoké, se présente comme étant «la légende vivante karaokérienne». Il pense que le karaoké est un divertissement qui a sa pertinence durant la crise.

«On ne devrait peut-être pas les fermer les karaokés, c’est pour le bien-être des gens. C’est comme une libération mentale», estime-t-il.

L’organisateur a dit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter les contaminations, contrairement au bar Le Kirouac.

«Je pense que les gens qui ont propagé le virus ne sont pas très "karaoresponsable". Moi, je suis quelqu’un de très "karaoresponsable" donc j’ai apporté des [mousses] qui sont jetables à mettre sur le micro. Donc les gens vont pouvoir faire leurs performances [et ensuite, jeter la mousse]», a expliqué Billy Karaoké au début de l’événement.

Menacés de fermeture

Le cabinet du ministre de la Santé n’exclut pas l’idée de fermer les karaokés pour limiter les contaminations.

«Notre gouvernement a toutefois demandé une évaluation plus pointue quant à ce type d’activité à la santé publique, et cette dernière évalue présentement l’ensemble des risques qui y sont associés», a-t-on précisé par écrit.

Mesures prises dans les bars

Pour le propriétaire du bar Le Date, une institution du karaoké dans le Village gai, interdire cette activité n’est pas nécessaire.

À l’entrée de son bar, Danny Jobin a mis en place une «brigade sanitaire» qui avertit les clients des règles de l’établissement et qui désinfecte chaque surface.

«On fait tellement attention. Je suis prêt à avoir des caméras cachées dans ma place pour montrer à quel point on est hyper «clean». Quand on rentre chez nous, ça ne sent pas juste les ailes de poulet, ça sent l’eau de Javel», a-t-il illustré.

Danny Jobin pense qu’il y a bien d’autres endroits qui peuvent devenir des vecteurs de transmission.

«Que ce soit à l’épicerie ou au Bureau en gros, tout le monde touche à tout. Surtout que ce n’est pas nettoyé à chaque fois. Tandis qu’au bar Le Date, [tout est nettoyé] entre chaque client», a-t-il assuré.

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