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Le gouvernement resserrera-t-il les mesures sanitaires dès demain?

TVA Nouvelles

Pour une deuxième journée de suite, le bilan de la COVID au Québec dépasse les 200 cas rapportés pour un total de 216 lundi, et 205 pour la journée de dimanche. La multiplication récente des cas après trois mois d’accalmie laisse croire qu’une deuxième vague est en train de se former, mais quels sont les critères qui le déterminent ?

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Selon la professeure à l’Université de Montréal et pharmacienne Diane Lamarre, la deuxième vague serait bien commencée dans certains pays, comme la France, ou l’Espagne, mais pas encore au Québec. 

«Jusqu’à maintenant, personne, pas même dans les pays où il y a des explosions, comme en France entre autres, on est à 8000, 9000 nouveaux cas par jour, on n’ose pas parler de deuxième vague, mais clairement, c’est dans ça qu’on est dans ces pays. Ici on n’est pas encore rendu là», explique la pharmacienne lors d’une discussion sur la question sur les ondes de LCN. 

Il n’y a pas de caractéristique claire qui permet de définir clairement la deuxième vague d’une pandémie. Toutefois, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a établi un seuil à ne pas franchir, celui du 20 cas par million pour le Québec. 

«Le 20 cas par million serait un nombre de cas qui déclencherait une série de mesures supplémentaires, un retour à des mesures, et on y est. Avec 216 cas aujourd’hui, quand on recule sur sept jours, on est vraiment à plus de 20 cas par million», précise Diane Lamarre. 

Selon la spécialiste, le gouvernement pourrait appeler à des mesures particulières ou resserrées dès demain pour endiguer un retour de la maladie.

«On est dans une période très cruciale. Le 21 août on était à 62 cas et là on est à 216. Ça ouvre. C’est un peu comme un barrage et l’eau commence à s’infiltrer, ça augmente, il faut réagir vite parce que sinon, tout cède», exemplifie la professeure en pharmacie. 

«Il faut vraiment que quelque chose d’important soit annoncé demain [...] Le virus n’attend que ça de se multiplier», juge Mme Lamarre. 

La chroniqueuse politique Emmanuelle Latraverse est du même avis et considère que le gouvernement doit «resserrer la vis» à la population. 

«On commence à avoir l’impression que le gouvernement prêche dans le désert. Les consignes qu’on respectait de manière si importante... Il y a assez de gens qui ne les écoutent pas pour poser un risque à la société que ce soit dans les bars, dans les maisons privées. [...] Les gens ont arrêté d’écouter», croit-elle. 

Elle considère que le gouvernement doit poser un geste fort pour donner un électrochoc à la population. 

***Voyez la discussion intégrale dans la vidéo ci-dessus. ***

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