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COVID-19: «c’est un traître qui peut nous frapper n’importe quand»

TVA Nouvelles

Le système d’alertes de la COVID-19 présenté mardi par le gouvernement Legault permettra à la population de comprendre pourquoi les autorités sanitaires séviront dans certaines régions, affirme le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda. 

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«Je pense que c’est un système qui est simple, mais ce que ça démontre actuellement ce qu’on vit, c’est qu’il y a du virus un peu partout», soutient-il en entrevue à TVA Nouvelles. 

Si les autorités sanitaires ont plutôt prôné l’éducation de la population plutôt que la répression, M. Arruda estime que le nouveau système de couleurs (vert, jaune, orange et rouge) justifiera l’imposition de pénalités. 

«On est rendus à un stade où, si jamais on sent qu’on passe véritablement au jaune et qu’on s’en va vers le orange, je peux vous dire qu’il va y avoir probablement des pénalités qui vont être faites soit aux commerçants, mais aux individus, aussi, parce qu’il ne faudrait pas que ceux qui font leurs efforts soient décompensés par le fait que certains ne respectent pas les différentes consignes», prévient-il.

Horacio Arruda insiste sur le fait que le virus «est un traître» et qu’il ne faut pas relâcher les mesures sanitaires. 

«Tous ces paliers-là vont servir à dire aux gens: si vous êtes dans le vert, continuez vos bonnes habitudes, c’est correct. Si vous êtes dans le jaune, regardez donc si vous n’êtes pas en train de vous slaquer un peu», lance-t-il.  

S’il est possible pour une région de retourner au premier palier (le vert) après avoir été classé au second (le jaune), le Dr Arruda prévient que plus le niveau d’alerte est élevé, plus il sera difficile de retourner en arrière. 

«Ce qui est bon, c’est qu’on peut revenir du jaune au vert. Donc quand on dit "c’est jaune", essayons de retourner au vert parce que plus on va monter la montagne, plus ça va être difficile de revenir en arrière», dit-il.

Plusieurs critères 

Le niveau d’alerte d’une région sera défini par plusieurs critères. Bien que le nombre de cas soit un facteur important, il n’est pas le seul élément à être considéré. 

Les autorités sanitaires regardent également le portrait épidémiologique. «Est-ce que ces cas-là sont des cas isolés ou est-ce qu’il y a une éclosion importante difficile à contrôler», explique le Dr Arruda. 

À ces facteurs s’ajoute «la capacité des équipes de santé publique d’éteindre les petits bosquets, c’est-à-dire d’enquêter les cas et d’empêcher que ça se transmette», poursuit-il. 

Il ajoute que la capacité du réseau de la santé à ne pas être débordé est aussi prise en considération.