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Cogeco: Altice et Rogers n’ont pas dit leur dernier mot

Sylvain Larocque

Joël Lemay / Agence QMI

La famille Audet a beau leur avoir fermé la porte à double tour, Altice USA et Rogers Communications n’abandonnent pas leur projet de prendre le contrôle de Cogeco pour 10,3 milliards de dollars.

Le grand patron de Rogers, Joe Natale, a déclaré mercredi lors d’une conférence organisée par Bank of America que l’acquisition de Cogeco était quelque chose que l’entreprise torontoise « envisageait depuis longtemps ». 

M. Natale a ajouté que Rogers demeurait « engagé » à l’égard de l’offre d’achat. En vertu de celle-ci, Altice acquerrait les actifs américains de Cogeco tandis que Rogers mettrait la main sur les activités canadiennes de l’entreprise québécoise.

« Nous voulions simplement faire en sorte que nos intentions [acquérir Cogeco] soient parfaitement claires », a-t-il ajouté.

De son côté, le PDG d’Altice USA, Dexter Goei, a indiqué qu’il continuait à travailler sur le dossier.

Dexter Goei dirige depuis quatre ans Altice USA, qui veut mettre la main sur les actifs américains de Cogeco.

Photo Reuters

Dexter Goei dirige depuis quatre ans Altice USA, qui veut mettre la main sur les actifs américains de Cogeco.

« C’est un marathon, pas un sprint, a-t-il affirmé. Nous sommes engagés à essayer d’en arriver à un dénouement. »

Rappelons que dimanche, le président exécutif du conseil d’administration de Cogeco, Louis Audet, a opposé une fin de non-recevoir à la proposition d’Altice et de Rogers, insistant même pour dire que ce refus était « définitif ».

Toujours un risque d’échec

M. Goei a reconnu que les projets d’acquisition étaient « caractérisés par de faibles probabilités de succès en fonction de ce qu’est l’actif, de l’identité du vendeur et de la nature du processus [de vente] ».

Le dirigeant américain a fait remarquer que Rogers détenait une participation importante dans Cogeco depuis « très, très longtemps ».

« Ils aimeraient régler cette situation, que ce soit d’une façon ou de l’autre », a-t-il glissé.

Plus tôt cette semaine, l’analyste Adam Shine de la Financière Banque Nationale a estimé que devant le refus de la famille Audet, le temps était peut-être venu pour Rogers de se départir de ses actions de Cogeco et de passer à autre chose.