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Trois-Rivières en fait-elle assez pour limiter les impacts de la crise des eaux usées?

Sébastien Houle | TVA Nouvelles

Trois-Rivières en était vendredi au jour 12 de la crise des eaux usées. Si, à Montréal, lors du «flushgate» de 2015 on avait jugé bon d'installer des barrières pour retenir les débris flottants, l’administration du maire Jean Lamarche continue de maintenir que la situation ne s'y prête pas dans son cas.

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En quelques minutes en bordure du déversement, l'équipe de TVA nouvelles à puiser préservatif, cure-oreilles, lingettes et mégots de cigarette. À la Fondation Rivières, on se désole du choix de la Ville. «Les eaux de Trois-Rivières ne sont pas plus propres qu'ailleurs», s'est exclamé vendredi le président de la Fondation, Alain Saladzius, en entrevue avec TVA Nouvelles.

La Ville justifie l'absence de barrières flottantes en indiquant que des patrouilles aériennes ont régulièrement cours au moyen de drones et que des équipes sont dépêchées sur le terrain au besoin.

On continue également de demander aux citoyens de s'abstenir de jeter leurs déchets aux toilettes, déversement ou pas.

Pendant que la crise perdure, ce sont 70 millions de litres d'eaux boueuses qui continuent d'être rejetés quotidiennement en deux points de déversement, dans le fleuve Saint-Laurent et dans la rivière Saint-Maurice.

Le ministère de l'Environnement a décliné toutes les demandes d'entrevue de TVA Nouvelles. Au cabinet du ministre Benoit Charette, on a répondu que le dossier relève de Trois-Rivières et qu'il ne les concerne pas.