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Guérie de la COVID-19, tout ce qu’elle sent a l’odeur du vinaigre

TVA Nouvelles et Agence QMI

Une jeune femme qui a contracté la COVID-19 à la fin du mois de juin dans un souper avec des amis n’a toujours pas retrouvé l’odorat et le goût, même si elle est officiellement rétablie.

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Tout ce qu’Alexandra Côté sent et goûte lui fait penser à du vinaigre, un phénomène qui n’est pas rare selon un expert.

«On parlerait probablement plus de 10, 20, peut-être 25% des gens qui vivent ce phénomène», explique Marc Desforges, chercheur au laboratoire de virologie du CHU Sainte-Justine.

Les neurones et des cellules réceptrices de l’odorat dans la cavité nasale expliqueraient le désagrément.

«Ce serait ces cellules-là qui seraient principalement infectées par le virus de la COVID. Elles décident de se détruire, de s'autodétruire et de détruire les neurones qui sont autour. Et le but pourrait être d'empêcher le virus de pénétrer dans le cerveau», poursuit M. Desforges.

Cette situation, qui inquiète vivement Alexandra Côté, devrait se résorber, mais dans certains cas, cela peut prendre plusieurs mois, toujours selon le chercheur.

Prévention

L’expérience d’Alexandra Côté lui a fait prendre conscience des risques entourant la maladie.

«J'étais dans un souper avec des amis, puis quelqu'un a dû boire dans mon verre et avait la COVID. Donc, c'est comme ça que je l'ai eue. Ça a duré trois jours de symptômes, où j'ai eu mal à la tête, j'ai fait de la fièvre, j'avais quelques courbatures», a expliqué la jeune femme à TVA Nouvelles.

Elle souhaite aujourd’hui prévenir un relâchement.

«On n’y croit pas vraiment. On se pense un peu invincible aussi, peut-être. L'école est recommencée, on voit nos amis, tout ça. Donc, il ne faut pas oublier que ça existe», conclut-elle.

Article de la mort

L’histoire de Jacques Goupil, lui aussi infecté à la COVID-19, n’a rien à voir avec celle d’Alexandra Côté.

Après une croisière dans les Caraïbes, il a été transporté, le 29 mars dernier, dans un hôpital de Québec et est resté aux soins intensifs jusqu'au 10 mai.

«J'ai eu trois semaines de coma, 41 jours d'intubation. J'ai été trois fois à l'article de la mort. On m'a dit que j'avais deux lobes de poumon qui étaient finis, qui n'étaient plus vraiment bons», raconte-t-il.

Encore aujourd’hui, il vit avec des séquelles de la maladie.

«J'ai moins d'équilibre. Je suis en physiothérapie. C'est la pire cochonnerie qu'il n’y a pas. Si on fait attention, si on suit les règles, on va être capable de l'éviter», insiste Jacques Goupil.

-Avec les informations de Harold Gagné