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COVID-19: les toilettes au lieu des élèves, dénonce un syndicat

Agence QMI

Les corvées de nettoyage imposées dans les écoles par la pandémie de COVID-19 font sourciller les professionnels de l’éducation, qui estiment que ce fardeau les empêche de fournir un service adéquat aux élèves.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge avait annoncé le 17 août dernier son plan de retour à l’école, un « filet de sécurité » en contexte de pandémie qui permettrait d’offrir, selon lui, 560 000 heures supplémentaires de services directs accordés aux étudiants en libérant du personnel de tâches bureaucratiques.

Pourtant, la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) a expliqué que ses membres vivent la chose autrement.

« Dans certains cas, tous les jours de la semaine, plus de la moitié des employés professionnels d'une école sont appelés à exécuter une variété de tâches inhabituelles : nettoyage des toilettes et des vestiaires, surveillance aux portes d'entrée, durant les pauses et le dîner, accueil des voitures et des autobus scolaires, gestion de la désinfection des mains, accompagnement des élèves dans les corridors, et même suppléance en classe », est-il détaillé dans un communiqué diffusé lundi.

La Fédération a jugé ces demandes « trop fréquentes, inscrites dans les horaires quotidiens et hebdomadaires, et se soldent par une réduction importante des services aux élèves ».

Elle demande au ministère de lui fournir des « directives claires » pour que se concrétise la promesse de l’augmentation des services directs aux étudiants, qui était initialement reçue de manière favorable par la Fédération.

Le plan de la rentrée prévoyait aussi un investissement de 18,7 millions $ pour l’embauche de ressources professionnelles supplémentaires et de 7,3 millions $ pour la mise en place de classes spéciales.