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Menacé sur Twitter, Pascal Bérubé porte plainte à la police

Agence QMI et TVA Nouvelles

Le chef parlementaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a porté plainte à la police lundi après avoir été l’objet, avec sa conjointe, l’animatrice Annie-Soleil Proteau, de menaces sur Twitter.

«Sur un individu qui prétend que ma conjointe et moi ne pourrons bientôt plus marcher dans les rues et que nous sommes des traîtres. Alors j’ai la couenne plutôt dure, mais là on vient d’embarquer ma conjointe là-dedans, là je vois rouge», a-t-il dit, à l’Assemblée nationale, lundi.

La Sureté du Québec fera enquête à propos de cette plainte, a affirmé le chef parlementaire du Parti québécois.

«Vous et votre conjointe ne pourrez plus marcher dans les rues bientôt. Nous avions confiance en vous, indépendantiste (supposément) vendu au mondialisme un traitre à la nation. Voilà ce que vous êtes tous les deux», a écrit celui qui se fait appeler Lys Patriote sur Twitter, mardi.

L’individu a depuis retiré le tweet en question.

«Je voudrais m'excuser pour un Tweet que certaine personne on [sic] trouvé menacant [sic]. Ce n'est pas ça je voulais exprimer que l'opposion [sic] ne fait pas sa job», a-t-il écrit par la suite.

«Il faut collectivement ne pas banaliser ça, et envoyer un message très très fort donc je n’ai pas hésité. Je ne vais pas laisser passer ça, je ne veux pas vivre dans la peur», a expliqué Pascal Bérubé en rappelant qu’il n’était pas le seul politicien à faire l’objet de menaces.

Le 6 septembre dernier, la Sureté du Québec avait ouvert une autre enquête concernant des propos tenus en ligne et qui visaient le premier ministre François Legault.

D'ailleurs, le premier ministre a réagi aux menaces formulées à l'égard du chef parlementaire du PQ et de sa conjointe. Dans un tweet, il a rappelé que ces menaces «sont totalement inacceptables et doivent être dénoncées haut et fort.»

Il a également ajouté que «nous pouvons débattre sereinement, mais les propos haineux et violents n’ont pas leur place dans notre démocratie et ne doivent pas être tolérés.»