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Plus de policiers à Montréal après la fusillade dans le Vieux-Port

Alex Proteau | Agence QMI

La mairesse de Montréal Valérie Plante a voulu rassurer la population lundi en annonçant que des effectifs policiers seront ajoutés dans la métropole pour augmenter la surveillance, après une importante fusillade qui s'est déroulée dans le Vieux-Port au cours de la fin de semaine.

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«C’est inacceptable», a répété à maintes reprises la mairesse durant une mêlée de presse qui portait sur les récents épisodes de violence dans la métropole.

«On veut rassurer la province. [...] On a besoin de voir la présence de policiers», a-t-elle ajouté.

Les effectifs supplémentaires devraient être déployés dans les prochains jours, dans le Vieux-Montréal et dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. Du porte-à-porte sera aussi effectué à ces endroits pour rassurer la population.

Rappelons que dans la nuit de samedi à dimanche, 25 coups de feu ont été échangés entre un homme et des policiers. Quatre civils et un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont subi des blessures lors de l’incident.

Par ailleurs, des coups de feu ont été tirés vers un immeuble à logement, dans le secteur de Pointe-aux-Trembles, au cours de la nuit de dimanche à lundi.

La mairesse a rappelé l’importance du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lors de ce type d’événements. «Ce que l’on veut, c’est la police qui court après la personne qui a tiré», a-t-elle dit.

La dernière fois qu’un policier du SPVM avait été blessé par balle remontait à 2013, lors d’un déploiement du Groupe tactique d’intervention.

Financement

Ces événements n'empêchent pas les questionnements sur le financement du SPVM, a dit la mairesse lorsqu’interrogée à ce propos. «On peut avoir un débat de société sur le financement de la police à savoir quel outil on doit donner à la police dépendamment de la situation», a-t-elle dit, faisant notamment référence aux interventions auprès de personnes qui ont des problèmes de santé mentale.

Des mesures légales pourraient être mises de l’avant pour contrer ce genre d’incidents, notamment en revoyant la réglementation sur les armes à feu, ce qui ne relève pas des municipalités.

Mme Plante a profité de l’occasion pour dénoncer la manifestation anti-masque survenue samedi dernier, qui a réunie environ 10 000 personnes à Montréal. «Ça me dépasse. Je ne comprends pas. [...] On peut ne pas être en accord, à la limite; après ça de faire une manifestation où on n’a pas de masque [...]. Je trouve ça irresponsable et ce n’est pas ce dont on a besoin en ce moment.»