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Robert Lafrenière nie avoir demandé la démission de Marcel Forget

Jean-François Cloutier | Journal de Montréal

L’ex-grand patron de l’Unité permanente anti-corruption (UPAC), Robert Lafrenière, nie avoir demandé à son ex-numéro 2 de démissionner. 

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Marcel Forget, ex-commissaire adjoint à l'UPAC, a démissionné à la fin 2017 dans la foulée de reportages de notre Bureau d’enquête sur son rôle dans la vente d’actions d’une entreprise. 

Robert Lafrenière était le premier témoin à être appelé à la barre lundi matin au procès de l’ex-numéro 2 de l’UPAC contre l’État québécois. 

Marcel Forget

Photo d'archives

Marcel Forget

Marcel Forget poursuit le gouvernement du Québec pour 2 millions $ pour congédiement illégal. Il estime avoir été forcé de «démissionner» de ses fonctions de commissaire adjoint de l’UPAC en novembre 2017 alors qu’il n’avait personnellement aucune intention de quitter ses fonctions.

Robert Lafrenière a décrit Marcel Forget comme un cadre qui avait rempli ses tâches au-dessus des attentes durant son passage au sein de l’UPAC. 

«M. Forget est une valeur certaine pour la commission à la lutte à la corruption», a-t-il noté dans un rapport d’évaluation dont il a été question lundi lors de son témoignage. Il a fait un «travail impeccable», a souligné Robert Lafrenière durant son témoignage. 

Le procureur de Marcel Forget, Me Daniel Rochefort, a laissé entendre lundi à plus d’une reprise que le départ de Marcel Forget avait été motivé par des considérations politiques. 

Robert Lafrenière a indiqué que personnellement il ne croyait pas que les reportages de notre Bureau d’enquête justifiaient le départ de Marcel Forget. 

Il a admis avoir dit à Marcel Forget peu de temps après sa démission que le prochain à démissionner serait lui-même. 

Des reportages publiés à l’automne 2017 dans le Journal de Montréal montraient que Forget avait servi d’intermédiaire pour la vente d’actions de l’entreprise Newtech alors qu’il ne possédait pas de permis de courtier. Au moment des faits, M. Forget était officier à la Sûreté du Québec (SQ).  

Pour revenir à Robert Lafrenière, encore à ce jour, on ignore les raisons de sa démission. Il en avait surpris plus d'un en quittant son poste le premier octobre 2018, journée d'élection générale au Québec.

Robert Lafrenière, rappelons-le, avait signifié son départ quelques jours après une décision importante du DPCP, qui annonçait que les mandats de perquisition exécutés contre le député Guy Ouellette n’étaient pas valides.

M. Lafrenière a également témoigné sur son parcours de carrière et la création de l'UPAC. On lui a demandé si les arrestations de Marc-Yvan Côté, de Nathalie Normandeau et du député Guy Ouellette s'étaient faites sous son mandat. Il a répondu oui à ces questions. L'avocat de Marcel Forget, Me Daniel Rochefort, a aussi questionné Robert Lafrenière sur sa relation avec Guy Ouellette, mais il y a eu une objection logée par l'avocate de M.Lafrenière.

- Avec Yves Poirier, TVA Nouvelles

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