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Chute du nombre d'accident avec la faune dans la Réserve faunique des Laurentides

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Le nombre d'accidents de la route impliquant un animal est en constante diminution dans la Réserve faunique des Laurentides depuis que des clôtures anti-cervidés ont été installées.

Sur la route 175, le nombre d'accidents est passé de 48 en 2007 à 17 l'année dernière, un nombre presque trois fois moins élevé.

Le scénario est le même sur la route 169 où l'on dénombre aussi presque trois fois moins d'accidents, leur nombre étant passé de 22 en 2007 à huit en 2019.

Cette diminution encourageante incite le ministère des Transports à clôturer une autre portion de la route 175, entre les kilomètres 214 et 223.

La présence de grande faune sur les routes de la région préoccupe le ministère des Transports qui s'efforce de prévenir les risques de collision dans les secteurs jugés problématiques.

«À Sainte-Jeanne d'Arc au Lac-Saint-Jean, par exemple, on a ajouté des lampadaires pour améliorer la visibilité», a expliqué la porte-parole régionale du ministère, Andrée-Anne Duchesne.

Des panneaux à message variable ont également été installés sur le boulevard Martel à Saint-Honoré en novembre dernier.

Des travaux de déboisement sont aussi privilégiés en bordure de certaines routes, également pour améliorer la visibilité des automobilistes.

«La meilleure protection pour éviter tous types d'accidents avec la faune, c'est vraiment la vigilance des conducteurs», a rappelé Mme Duchesne.

Le ministère des Transports surveille aussi de prêts les chevreuils, notamment dans le secteur de Laterrière où on note une hausse des signalements au cours des dernières années.

Contrairement à la croyance populaire, les cervidés ne sont pas attirés par les phares des voitures. Ils n'ont pas une bonne vision, mais ils entendent très bien.

«Le comportement d'un animal sauvage comme ça est très imprévisible», a expliqué Jérôme Plourde, biologiste au ministère de la Faune.

C'est d'ailleurs ce qui complique la vie des automobilistes qui les croisent sur leur chemin, particulièrement au printemps lors de la fonte des neiges.

«Quand la neige fond, y'a une concentration en sodium qui est plus élevée sur le bord des routes à cause du sel de déglaçage utilisé pendant l'hiver, a indiqué M. Plourde. Le sodium est important pour le métabolisme de base de l'orignal, pour la lactation et la dureté du panache.»

Les végétaux qui poussent en bordure de la chaussée à la suite de travaux de déboisement peuvent aussi les attirer. Il s'agit d'une source de nourriture privilégiée par l'animal.