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Inquiétude sur la «division linguistique» du vote au Nouveau-Brunswick

Agence QMI

PHOTO D'ARCHIVES, AFP

Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales et député du Nouveau-Brunswick, Dominic LeBlanc, s’est dit inquiet du clivage qui s’est manifesté entre les électeurs francophones et anglophones dans le scrutin de lundi dans cette province.

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Le premier ministre progressiste-conservateur Blaine Higgs a été reporté au pouvoir dans la province de l'Atlantique, cette fois à la tête d’un gouvernement majoritaire.

«Évidemment, on est un peu inquiet par la division linguistique qui existe dans le vote», a-t-il commenté mardi matin à son arrivée à la réunion du conseil des ministres réuni à Ottawa pour une deuxième journée de retraite.

Les libéraux ont remporté presque toutes les circonscriptions du nord du Nouveau-Brunswick où vivent la majorité des francophones, tandis que les conservateurs se sont imposés dans le sud, là où les anglophones les plus nombreux.

M. LeBlanc, député de la circonscription fédérale de Beauséjour, a dit s’être entretenu avec le seul membre francophone des troupes de Blaine Higgs, Daniel Allain, dans Moncton-Est.

«Quand je pense aux premiers ministres conservateurs, que ce soit Bernard Lord, que ce soit Richard Hatfield, ou même David Alward, on n'a pas vu ce genre de division. Alors, comme Acadien et quelqu'un qui représente une circonscription fédérale majoritairement francophone, ça m'inquiète», a-t-il ajouté.

Le Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a remporté 27 sièges sur les 49 que compte la province, lundi, ce qui lui assure une courte majorité à l'Assemblée législative. Les libéraux ont dû se contenter de 17 sièges, tandis que les verts et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick suivent avec, respectivement, trois et deux sièges.