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Le gouvernement Legault sur la défensive lors de la rentrée parlementaire

Vincent Larin | Agence QMI

Les partis d’oppositions sont tombés à bras raccourcis sur le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, pour lui reprocher son inaction face au manque de personnel dans le réseau scolaire qui force le gouvernement à faire désinfecter les toilettes par des orthopédagogues.

«Moi, j'aimerais ça entendre le ministre, pas me faire des grands discours, mais me dire que, oui, c'est inacceptable et que, oui, il s'engage à ce qu'il n'y ait aucun orthopédagogue qui aille faire du remplacement, du ménage puis de la désinfection», a martelé la députée péquiste Véronique Hivon.

À quoi Jean-François Roberge s’est défendu en affirmant qu’il souhaitait engager davantage de professionnels en enseignement, dont 350 juste cette année.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Photo Stevens LeBlanc

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

«C'est parce qu'on croit en eux qu'on a diminué la bureaucratie, qu'on leur a libéré des centaines de milliers d'heures pour qu'ils puissent arrêter [d’en faire] et donner davantage de services aux élèves», a-t-il lancé en déplorant avoir hérité d’une «pénurie de personnel» en raison du gouvernement libéral précédent.

«C'est drôle, hein? Il revient encore sur les années libérales et péquistes. Savez-vous il y a eu combien d'orthophonistes qui ont torché des toilettes dans les années libérales et péquistes? Zéro. Mais lui, là, il a réussi à faire ça», lui a alors répondu la porte-parole en éducation de l’opposition officielle, Marwah Rizqy.

Des orthopédagogues et autres professionnels doivent faire de la surveillance d’élèves et de la désinfection dans les écoles, plutôt que d’intervenir auprès de jeunes en difficulté, a révélé Le Journal de Québec lundi.

Par ailleurs, devant la hausse des cas de contamination dans les résidences privées pour aînées, la ministre Marguerite Blais dit travailler à ce qu’il n’a plus de mouvement de personnel entre les différents établissements, un vecteur de contamination lors de la première vague.

«Oui, on travaille là-dessus, mais il manque de personnel. Vous le savez, on en avait coupé par le passé. Il n'y en avait pas avant la COVID-19, il en manquait», a-t-elle déploré.

Marguerite Blais a précisé par la suite que 7100 préposés aux bénéficiaires entrent dans le dernier droit de leur formation en vue de travailler dans les CHSLD de la province d’ici la fin septembre.

Compte tenu de plusieurs ratés dans le dépistage ces derniers temps, notamment le délai pour les réponses aux tests, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a aussi eu à défendre son bilan.

«Je pense qu'il faut prendre acte qu'au cours du dernier mois seulement, on a passé d'une moyenne de 12 000 tests à 24 000 tests [...]. Il est excessivement difficile de faire tous ces tests-là et de répondre aux gens dans un temps raisonnable. C'est ce que nous travaillons», a-t-il affirmé.